Un zest de magie, de folie, d'humour jeté dans un chaudron noir de suie... Les tribulations ordinaires d'une sorcière peu ordinaire dans un monde de lutins, fées, pirates et trésors non dévoilés.
samedi 11 juin 2011
Maïa au pays des Goélands...
lundi 9 mai 2011
Un drôle de génie
Donc, de sorcière je suis passée à Génie (sans bouillir), à devoir réaliser les voeux des autres ! On croit rêver !! Les miens ne se réalisent même pas, et faudrait qu'en plus de bonne grâce avec un merveilleux sourire, j'exauce ceux des autres... Mais tant que je n'aurais pas fait ma B.A, de ma bouteille je ne sortirais pas !!
Frottt...Frottt...FROTTT ! Pschiiit.... fais-je en m' en élevant dans une nuée de bulles vaporeuses.
- Génie Maïa, pour te servir...
Une donzelle aux joues avantageuses (pas que les joues...dixit son tee-shirt) me regarde avec un sourire béat...
- Hôoo Génie... Dis moi que c'est moi la plus joliiie !
Elle minaude, joue des cils et avance une moue boudeuse. L'espoir au fond de ses yeux scintille. Je la dévisage de la tête aux pieds. Rien à y redire. Elle me prend pour une conne ou quoi !!
- Heu... tu as droit à trois voeux... Tu ne veux rien d'autre ?
- Nan... Nan... Juste savoir si je suis la plus joliiiiie... Hihihihi !! j'hésite entre deux hommes, et pour eux je veux être la plus joliiiie !
- C'est ça Blanche neige !! Tu es la plus jolie, mais donne moi 3 voeux à exaucer !
- Merciiii... Hiiiiii... C'est moi la plus Joliiiiie
Plouf, je replonge dans ma bouteille... Je gromelle, tourne en rond, à qui le tour ?
Je me sens soulevée, secouée en tout sens. Je serais Clochette que j'en perdrais toute ma poudre de perlinpinpin ! Ma voix résonne :
- Heyy Machin, frotte la bouteille plutôt que de la secouer, ça marchera mieux.
Pschiiit... Re-bulles, re-moi qui apparait...
- Génie Maïa pour te servir...
- Ha ben merde alors ! Une génie.... sans rire !! Mes voeux... Mes voeux !!
Ben en voilà... Un homme qui a de la volonté et veut des voeux !!
- Alors mon grand ? qu'est-ce que tu veux ?
- Heu... Une moto ! Grosse ! qui brille et qui fait du bruit, Rouge...Et puis avec....
Houlaaa, il est enthousiaste le gars... Et que je te décris les cylindrées, les roues avec rayons, la selle en peau de tabana retournée, et les poignées à frou-frous.... Bref, une grosse moto qui fait vroum-vroum et fait trainer les cales pieds dans les virages....
- Allez c'est bon ! ACCORDE ! Bon passons au deuxième... Ké tu veux ?
- Un bateau... un gros ! avec des voiles, une quille, trois grandes cabines...
Gnagnagnagna.... bref un voilier de 25 mètres.
- ça marche !! Tiens le voilà !!
Poufff, à côté de la rutilante moto, apparait le splendide voilier... Sur sa quille en équilibre... C'est beau !! Oui enfin, jusqu'à ce qu'un coup de vent traître (ho qu'il est traitre), le déséquilibre...Et dans un grincement inquiétant se couche... Sur la moto !!
L'homme n'en croit pas ses mirettes, me jette un sale coup d'oeil et accoure vers ses engins gros... Gros !!
- Ho ben non !!! Mon bateau... Ma moto... Pourquoi tu as fait ça ??
Ben tiens ! M'aurais étonner aussi que ça ne me retombe pas dessus...
- Dis donc couillon ?! la prochaine fois tu demanderas la remorque avec ! Et ton 3ème voeux, c'est quoi ?? osais-je lui lancer avec un grand sourire faux--cul.
- Toi ! Dans ta bouteille au large de l'île du Crâne.
- Nooooon
Trop tard !! Je vomis mon quatre heure, mon sept heure... et vogue Galère. M'apprendra à vouloir faire des B.A
- Jack ??? Jack tu es là ?? Sors-moi de lààààà
samedi 30 avril 2011
Le stratagème de Polyphème
"Une fois n'est pas coutume... J'ai invité Jack mon pirate à nous relater une aventure qu'il pourrait avoir eu avec moi sa sorcière préférée.... Je n'ai pas été déçue de sa réponse et je vous la livre telle quelle !! Avec malice, érotisme et forces de détails !!"
Le Stratagème de Polyphème
Perdu dans mes grands grimoires d’histoires anciennes, mon hamac balance entre mes mondes imaginaires et ma vie de pirate. Le souvenir de ma première rencontre avec Maia, aidé par un vent porteur de mes espérances, m’avait rafraichi la mémoire d’une escapade. A dix jours de goélette de l’île du Crâne, à quelques heures en balai de sorcière, à une poignée de secondes en fermant les yeux…
J’étais plein le cœur d’Ulysse et sa légende, et cherchais de par le monde cette fameuse île des Cyclopes où il avait vaincu par la ruse Polyphème. Justement sur le retour de notre voyage arrivant dans la mer des Caraïbes, nous avions repéré une île nullement répertoriée sur nos cartes et décidions d’aller la visiter. Pourtant, afin d’éviter tout danger pour le Poséïdon, je décidais d’y aller seul et de finir en barque de sauvetage pour ne pas attirer l’attention. La plage était déserte mais je sentais une drôle d’atmosphère, plutôt marrante en fait et je mettais ça sur le compte du vin de Bosco à midi.
Je passais sous une porte de pierre avec de drôles d’inscriptions inscrites et…Un flash sembla frapper tout mon corps et je me tâtais partout voir si je n’avais. Je décidais de grimper jusqu’au plus au point de la colline mais un tremblement de terre me fit rouler jusque dans un buisson et une grosse voix me fit retourner. Je n’en croyais pas mes yeux :
Une grande rouquine était là devant moi, avec de belles jambes et un corps de rêve, et elle jouait avec un chat Belzébuth dont je me méfiais aussitôt ! Une autre fille blonde était avec elle et l’appelait « Maia ». J’en déduisais que c’était cette jeune sorcière, fraîche arrivante dans l’archipel et déjà au premier abord, elle me plut ! Pourtant, sa grande taille me parut curieuse et les moutons qu’elle gardait me rappelaient cette aventure d’Ulysse et Polyphème. Je voulais me cacher pour observer ces demoiselles et j’eus l’idée d’utiliser le stratagème connu…J’ôtais mes vêtements que je planquais et je m’attachais avec mon ceinturon à un mouton docile. Et ainsi sous lui, j’étais invisible ! Pourtant, un soubresaut de la bête me fit retourner et j’étais alors face au sol et m’accrochais à sa laine avec mes poings serrés. Quand Maia s’approcha.
Elle lui parlait en le caressant et des « mon doux » et « mon beau » me faisait autant d’effet ! Machinalement, en lui parlant, elle caressait l’animal de plus en plus et appelant son amie Fan, ses doigts et paumes faisaient des cercles de plaisirs qui s’approchait peu à peu de l’endroit où j’étais sous le mouton. Je me mordais les lèvres pour ne pas me trahir quand les mains de Maia, très douces et habiles me caressèrent longtemps et le mouton par la même occasion…Elle semblait s’attarder sur le meilleur morceau de ma personne et parlait à son amie de drôles d’impressions :
« Il est doux celui-là, c’est mon préféré ! Je crois que lui fait de l’effet, la canaille… » Elle jetait un œil de droite et gauche, comme pour voir si quelqu’un venait et reprenait de plus belle ses va-et-vient, voulant donner du plaisir à l’animal que j’étais !
Partant avec son amie Fan brusquement, Maia se retournait plusieurs fois en disant « Je ne sais pas pourquoi mais je suis sûr qu’il comprenait l’animal, belle bête en plus… ». Moi, j’attendis qu’elles passent le coin du bois et je filais sans demander mon reste, prenant vêtements et souvenirs du corps et de l’âme…
Rejoignant le bateau, j’emportais aussi avec moi la douceur de ses mains et le plaisir que m’avait prodigué cette Maia-Luna.
Qui sans le savoir, pensait déjà à moi…
Votre pirate,
Jack Rackham.
lundi 23 août 2010
Un drink... Poupée ?

Jack m'a refait une de ses invitations... Qui disons le franchement ne se refuse pas ! Une soirée romantique sur sa goélette à regarder le soleil couchant sur l'île du crâne ! Allons que les jalouses me jettent la première pierre, si avouons le, cette invitation, n'est pas tentante.
Ma condition sinéquanone, était qu'il jette au moins pour la soirée son cerbère de Tim à la baille, et qu'il mette Bosco aux arrêts, que l'on est la soirée à nous, rien qu'à nous...Sans espions, sans ricanement, sans tourments !
Voulant lui rendre hommage, je me vêtis, d'un corsaire noir, un bustier blanc rempli de lacets et de dentelles (qui je le savais, lui démangerais les mimines toute la soirée), J'en profitais pour rajouter un superbe tricorne noir sur lequel flottait allègrement au gré du vent une plume blanche d'aigrette.
Mon célèbre pirate, me joua au premier abord, le gentleman indifférent... à l'œil pourtant égrillard. Un baise main claqua sur mon poignet dans un doux :
- Maïa ! Bonsoir, ravi sur mon navire de vous voir !
- Jack, mon Cher, tout le plaisir est pour moi, quelle vue, quelle voilure, quelle mature !!
A ces mots, le pirate ne se sentit plus de joie, et son corsaire d'un hoquet se déboutonna !! Son tricorne d'une main preste s'envola pour cacher à mes yeux, l'objet des délices.
- Hummm ! J'te sers un drink Poupéééée ? Me demanda-t-il d'un ton qui se voulait enjouer.
- Avec plaisir Pirate ! Qu'as tu dans tes tonneaux à me servir.
- Non point de tonneaux pour toi, ma Belle, ce soir quelque chose de plus raffiné, un élixir comme tu sais si bien les faire, mais aux saveurs encore plus troublantes …
- Tiens donc, tu te lances dans la sorcellerie ? Quel est donc son nom ?
- Doux orgasme !!
- Mazette tu m'en diras tant...(j'en profite pour lui claquer la main.... Qui l'air de rien commençait à vouloir s'égarer dans mes dentelles.) Goutons donc ce breuvage au nom si prometteur.
L'alcool à la saveur ambrée de rhum se glissa dans ma gorge pour y laisser dans un premier temps une langue de feu, puis la douceur des fruits apaisa cette tendre souffrance pour m'enivrer d'un parfum suave, Appuyée sur le bastingage, la croupe en arrière à mon avantage, je laissais une main câline, caresser le bois blond du plat bord. Les yeux perdus dans le vague, la mèche dans le vent, mon esprit malin, prit bien des détours et des chemins.
- un autre verre peut être ? Me demanda l'homme des mers, un sourire coquin aux coins des lèvres.
- Hum, j'hésite... Tu sais... Je sens que de cette boisson, il ne faut point abuser...
La soirée, se passa délicieusement, au gré d'une conversation poursuivie sur le ton badin, plusieurs drinks à la main... L'histoire de nos GRANDS amours....Sujet de conversation, il faut le dire, nous connaît drôlement bien !
Soudain, à mon grand effroi, je vis mon pirate, se jeter sur moi ! Diantre ! Ou donc est passé sa bienséance ? Il fut un temps, celui de nos amours, ou au moins, il daignait m'honorer de préliminaires ! J'avoue ! J'en étais choquée !
- Maïa !! Gme me sent pas biiiiien ! J'ai les dents du fond qui baignent … Houuuu la houle s'est levée, le bateau gîte drôlemeeeent !
- Jack ! Cesse de faire l'enfant, ôte tout de suite ton nez de mon décolleté !
- Me sens pas bien, j'ai envie de vooooomiiiir...
Grands Dieux, ais-je donc omis de vous le dire ???
Ce fameux pirate légendaire, ne buvait que du lait, à peine de temps en temps, une bière ! Donc forcément, point le rhum il n'aima....
Et c'est la mer qui eut son doux orgasme, quand l'homme aux hauts de coeur, le rhum rejeta.
jeudi 7 janvier 2010
Terra Incognita

Terre…Terre… fini l’écho, rebondissant sur les hauts plateaux…
-Terre ! Terre à Bâbord !! C’pitaine.. La terre en vue !
En haut de la vergue, le jeune mousse se trémousse en faisant de grands signes pour attirer l’attention du capitaine sur lui.
Comment je suis arrivée là ? J’en reste interloquée, il y a deux secondes à peine, j’étais avec Elorn en train de lire des runes sur le plateau maudit, et me voici ici sur une goélette en pleine mer !! Je jette un coup d’œil derrière mon épaule, dès fois que mon dragon m’aurait suivi. Non parce que je vous explique, autant moi je me peux me faire discrète, autant un dragon de 5mètres sur un bateau, ça risque de créer un peu la panique ! En y regardant mieux, cette goélette me rappelle quelque chose, comme l’impression d’avoir déjà arpentée son plancher.
- Jack ! Remue toi les fesses Bon sang de bois ! Le p’tit a vu la Terre !
La voix tonitruante de Tim (le second et accessoirement maîtresse du capitaine) résonne sur le bateau, je reconnais sa silhouette anguleuse qui parcoure le pont d’un pas décidé. Elle ne changera jamais celle-là ! Une vraie mégère.
- Ouaip ! Je sais Tim, je l’ai entendu ! Fous moi la paix ! Fais jeter les amarres à un mille des côtes et hisse pavillon…
- Mais qu’est-ce qu’on fout là ? On est loin de nos eaux giboyeuses ! Et puis c’est quoi cette île ? Et puis….
- TIM ! Tais toi ! Fais ce que je te dis ! Tu le verras toi-même ce qu’on fait ici.
- C'est encore pour ta sorcière Hein ? On n'en sera jamais débarraser... Bon ! On va en profiter pour faire le plein d’eau alors… et chasser …
- Non, personne ne descend à terre, c’est un ordre j’ai dis !
Rien qu’au son de sa voix, j’imagine Jack tendu comme une arbalète, tous les sens en alerte. En me décalant un peu de ma cachette, je l’aperçois. Toujours aussi fier, aussi imposant, le regard tourné vers l’île… dans l’attente. Sur son visage, j’aperçois l’angoisse. Une main posée sur le bordage, a les jointures blanchies par la crispation. Son autre main a empoignée la garde de son sabre d’abordage. Je ne l’ai jamais vu dans un état pareil… La dernière fois, que je l’ai vu, il me jetait proprement de chez moi pour partir à la recherche du grimoire des anciens.
En y réfléchissant bien, c’est vrai que depuis que j’ai trouvé le médaillon de l’île Luna, il paraissait avoir changé, dénigrant le moindre de mes gestes. Il y avait même eu une escarmouche entre Philibert et lui pour les plans et la traduction des runes…
- Haaaaa ! Mon ami Jack ! Te voilà au rendez-vous ! Je savais que je pouvais compter sur toi !
Callaghan ???!!! Il venait d’apparaître derrière Jack, celui-ci se retourna d’un bloc et lui fit face le sabre levé. J’écarquillais les yeux… Callaghan sur le bateau de Jack ! Ils se connaissaient donc mieux que je le croyais. Une peur sans nom s’empara de moi.
- Je suis bien là ! Comme si j’avais le choix, rétorqua Jack.
- Tu as bien fait, tu as donc ce que je t’ai demandé ?
- Non ! Je n’ai pas réussi à m’en emparer… Il est trop protégé…
Callaghan regarda Jack, d’un air dubitatif.
- Ha non ? Tu ne l’as pas ? Montre moi plutôt ta main.
- Non ! Je te dis, que je ne l’ai pas !
D’un éclair jaune parti de la main gauche de Callaghan pour percuter Jack en plein thorax, sous le choc Jack fut plier en deux, et leva ses mains pour battre l’air dans l’espoir de se raccrocher à quelque chose. Sur la paume de la main droite, brillait doucement… Comme une brûlure, l’empreinte du médaillon. En un éclair, je revis Jack dans ma chaumière qui essayait de prendre le médaillon, quand celui-ci devient brulant pour le contraindre à le lâcher.
- Tu vois que tu l’as Jack ! Ce n’est pas bien, de me mentir ! Tu es fort et courageux, mais ce sera ta perte. J’ai des pouvoirs que tu n’as pas… Et le peu d’amour que tu as pour cette maudite sorcière ne te protègera pas ! Attends un peu, qu’elle sache que tu l’as bernée, piégée, trahie !
C’est exactement ce que je ressentais, mon estomac se révulsa, et un goût de bile me monta aux lèvres. Jack….
- Mäïa ? Maïa.. Réponds moi !
La voix de Elorn, résonna à mes oreilles. J’étais de retour sur le plateau maudit.
mardi 8 septembre 2009
Quand Jack me réveille

Marquée dernièrement par le calicot rouge de Jack, je suis à peine réveillée (moi qui pour une fois, dormais du sommeil du juste) qu’il me lance un défi. Ce cher Pirate ressurgit dans ma vie, comme ça, sans tambour ni trompette, le tricorne bien planté, alors que j’ai arrêtée de le pourchasser, de crier vengeance… Il arrive la bouche en cœur à la porte de ma chaumière et me dit dans un sourire enfantin…
- Maïa, raconte moi une Histoire ?!
- Grnoufff… Moi au réveil, premièrement suis pas étanche, et de deux, des histoire j’en connais pas !!
- Si Maïa ! Ton histoire à toi, je vais te poser des questions, et tu y réponds…
Bon, je dois dire que là, je fais un peu la gueule ! Il est à peine 11h du matin, j’ai les yeux cotonneux, la voix enrouée… Bref comme on dit, chez nous, la tête dans le cul quoi ! Et puis j’avais un planning plutôt serré là.
Sûr de lui, il rentre dans ma chaumière et s’installe paisiblement avec un sourire à ma table.
- Je ne partirais pas tant que je n’aurais pas mes réponses !
Je ferme les yeux, pousse un soupir… Le temps de préparer un café, autant se plier à cette contrainte et lui raconter.. Ma vie…
- Vas-y balance tes Questions Jack !
1 - Ton premier amour !
Pff… Mon premier amour… Je sais pas moi… J’avais des tresses, j’apprenais mon grimoire de sorcellerie par cœur, et ce jeune homme est venu me le chiper des mains. J’ai commencé par lui coller une beigne, il a fini par m’embrasser. J’avais 10 ans !
2- Ton plus bel amour, le plus grand, le plus plus…
Celui-là je le connais.. Mais si je te le racontes tout de suite, l’histoire de Maïa s’arrête là !!! C’est que je commence à avoir des lecteurs moi !!! (je me la pète non ?) Alors là Jack, il te faudra attendre pour le connaître celui là… Mais je t’assure qu’il est grand, qu’il est beau… Et que c’est une belle histoire !
3- Un amour secret que tu as eu ?
Rhaaaaa ! M’énerve là avec ses questions à la con ! S’il est secret ! Pourquoi que je t’en parlerais hein ? Allez je vais te contenter va… l’âme damnée, le mage ! Ce fut secret durant de longues années !!
4 - l’endroit le plus insolite pour faire l’amour ?
Sur un balai… Haaa, ça te coupe le sifflet là hein ! Et crois moi bien Jack, que rien ne vaut un bon lit ! Parce que le balai côté confort, tu repasseras. Il en faut de l’équilibre ! Et je me souviens que j’étais plus occupée à contrôler tout ça qu’à faire notre petite affaire. J’ai pas aimé du tout.. Du tout…
5 - une rencontre par internet qui t’a marquée ?
Inter… quoi ? Trop moderne pour moi !!! Et dans ma forêt, j’ai pas le WIFI, déjà que j’ai pas l’électricité… Nan, nan, moi, je communique encore par pigeons voyageurs ou mouettes porteuses ! Celle qui m’a le plus marquée ? La tienne Jack ! Hormis nos aventures, celle humaine que l’on a tous les deux, nos conversations et délires.
- Je te remercie Maïa, tu vois que tu as répondue… Bon on fait quoi là ? Me sourit-il…une étincelle égrillarde dans l’œil.
- Hep là.. Je lui claque sa main qui aurait une vilaine tendance à glisser sur mes hanches, le prend par la main et le met dehors sans aucune marnière.
Il est bien mignon Jack la Flibuste, je l’aime beaucoup, mais être tirée du lit de bon matin juste pour raconter une histoire… Faut pas pousser ! La sorcière au réveil… ben elle est pas commode !
dimanche 21 juin 2009
Désamorcée...
mercredi 10 juin 2009
Une vengeance prochaine
Un grattement à la porte se fait entendre. Je suis là bien éveillée fixant ma boule magique d’un œil morne. Pff encore ce chat de malheur qui ne vient que pour sa gamelle, son lait ; sans un regard, ni un miaulement de remerciement envers la main qui le soigne. Je vais finir par lui verser du bromure dans ses croquettes. C’est pas possible de galoper autant les femelles.
Le grattement s’intensifie… Je me lève en renâclant et entrebâille la porte, laisse la porte entrouverte et retourne m’assoir devant mes outils indispensables à mon travail… Boule de Crystal (achetée au Babou du coin), pendule d’améthyste (volé à la vieille Nelly), des runes de pierre et mon vieux grimoire épais comme une table légué par mon arrière grand-mère que tout le monde prenait pour une cinglée. Du coin de l’œil, je vois la porte s’entrouvrir encore et encore, ou ce fichu chat a grossit, ou ce n’est pas lui…
Confirmation, ce n’est pas lui mais le gnome voisin qui me fait de l’œil outrageusement tous les jours au dessus de mes pieds de lavande, alors que je fais mes ablutions matinales. Par un tour de passe- passe évident, il s’est fait une beauté et au lieu de son mètre vingt au faciès répugnant, je me retrouve face à un jeune éphèbe d’un mètre quatre vingt blond comme les blés et imberbe comme un nouveau né…
Beurk ! Moi les blonds, je peux pas les saquer ! Et en plus imberbes ! Nan…nan.. Nan…
D’un air langoureux, il esquisse un geste tendre vers moi… et horreur me fait un sourire… Ha oui, mais non !!! Il a pas fini sa potion entièrement, c’est un sourire édenté et puant l’oignon qu’il m’envoie en plein visage ! Pouah, je saisis à la volée une poignée, de lavande, romarin et sauge pour lui jeter à la face en marmonnant dents serrés le sortilège de vérité. Dans un gargouillis monstrueux, l’éphèbe disparait pour laisser place à mon petit gnome sautillant la bave aux lèvres et se sauvant me crie : Je t’aurais Pétasse, Que ton corps sur le mien trépasse !
J’en frémis d’horreur… Suis pas du genre trop difficile mais faudrait pas pousser la sorcière dans son chaudron non plus. Lui ? Jamais !! Plutôt courir me réfugier dans les bras de mon pirate abandonné.
Tiens au fait ?! En parlant de lui ? Ou est-il passé ?! Je retourne à ma table et me fixe sur le Crystal de ma boule. Ou donc est La Flibuste ?
Peu à peu l’image s’éclaircit… la mer à perte de vue, un point noir à l’horizon. Oui ! Son galion accosté au ponton de la Tortue, une ruelle, une taverne. Le voilà. Héééé ?! Mais c’est qui cette pétasse qui lui tient la tête entre les seins ?! Elle le force non ? En y regardant mieux, pas du tout, mon célèbre pirate soit disant abandonné (enfin c’est-ce qu’il m’a chuchoté sur l’oreiller) ballade outrageusement ses mains sur le postérieur imposant de la marâtre. Sacrebleu ! Attends qu’il revienne, je vais lui dire le reste ! STOP !!! Comment ça attendre ?! Hé ma fille ?! T’oublie ? T’es une sorcière, tu peux y aller à l’ile de la Tortue, et en volant encore de mieux. Allez ! Prépare ton paquetage !
Me voici hurlante autour du chaudron, jetant à tour de bras herbes, toiles d’araignée, bave de crapaud et pattes de poulet.
- Mon gars… ça tu vas me le payer !!
Dans le coin de la porte, mon balai en trépigne d’impatience, il sautille dans tous les sens. Je sors dehors telle une furie, choppe un merle au vol auquel j’attache un message à la patte et l’envoie rameuter le club des sorcières du coin.
L’heure de la vengeance à sonner… Le temps se met de la partie, les nuages s’accumulent, le vent se déchaine, les vagues grossissent.
Profites la Flibuste…Ta dernière heure arrive !
Au commencement
Voyons voir, un cd de Evanescence dans la chaine hi-fi, un café serré, une cloppe, mon écran et mon clavier magique … Il ne me manque plus rien, me voilà prête à me glisser dans la peau d’un pseudo écrivain !!
Haaa ! Le plaisir de s’inventer une vie, un personnage, un lieu, une romance…
Mon monde est magique ! Entouré de lutins, d’elfe, de licornes ou encore de galions, de trésors et pirates me voici me balançant au gré du vent sur une balançoire à hésiter entre deux mondes…
Perdue aux fins fonds des bois, une chaumière à l’abandon où portes et fenêtres branlantes n’arrêtent guère le vent insidieux. Celui-ci qui se glisse et s’immisce sous mon drap, me faisant frémir d’un frisson outrageux et fait s’agiter mon corps dans un dernier sursaut de sommeil.
D’un geste empreint de félinité, je m’étire en faisant glisser ce drap que rien n’ose retenir, mais fait tout découvrir.
Un rayon de soleil me tape à l’œil et me fait cligner les yeux encore remplis de sommeil. J’esquisse un grommellement et saute dans mes galoches pour me diriger titubante vers la table !
Foutu hydromel qui me laisse la bouche pâteuse. Je savais bien que cette soirée de Samain allait être carabinée côté alcool. Il est loin le temps des incantations, des chaudrons noircis par les flammes.
Bon d’accord on a toujours nos balais fait de bois et d’ajoncs (d’ ailleurs à notre époque c’est complètement révolu… mais toujours d’un pratique sans commune mesure).
Je profite du fait d’être encore nue pour aller faire un brin de toilette dans l’étang qui côtoie ma chaumière. Tout compte fait, vu la gueule de bois qui me taraude, je n’hésite pas à faire un plongeon pour m’immerger un instant dans cette douceur qui tel un amant enveloppe mon corps. Des algues viennent entourer mes jambes dans une caresse troublante. Je batifole un instant avant de finir par m’ébrouer et sortir de cette onde. J’ai perdue assez de temps.
Il me faut maintenant me tenir à mes obligations du jour. Le temps d’enfiler une robe arachnéenne, le propre de la sorcière moderne, une paire de bottine en peau cordonnée et me voilà fin prête. Ha non, un coup de brosse à ma tignasse rousse, un coup d’eye liner sur chaque œil et en avant. Tant pis pour les toiles d’araignée qui s’accumulent dans les coins, elles font de parfaits anti moustiques et j’en ai toujours besoin pour un sortilège ou un charme. Un coup d’œil au soleil… Bon sang de bois me voilà en retard… Argh et si ce marteau voulait bien cesser de me tambouriner dans le crâne, ce serait du bonheur !!
Alors que je m’apprête à fermer la porte de ma masure, j’aperçois un mouvement du côté de ma couche… Le chat ?! Non Belzebuth est parti en rut, courir et couvrir la femelle de Isciar. Interloquée, hésitante… je m’approche du châlits. Un râle s’en échappe suivit d’un :
- Ho baby… Qu’Est-ce que tu m’as fait ?!
Whouah ! C’est quoi ça ?
Pas le temps de réfléchir, une main me saisit et me jette sur le lit, et d’un doigt expert fait sauter le bouton unique qui retient ma robe. J’esquisse un geste de défense, mais une bouche vient remplacer les mains qui me tiennent.
Un éclair me traverse l’esprit. Purée de pois ! Sur le port cette nuit, j’ai ramassé ce fichu pirate qui me faisait la cour assidument depuis des mois, et j’ai fini par craquer. C’est ici que c’est terminé le Samain… Il n’y a pas que l’hydromel qui m’a achevé… Mais la nuit de débauche qui s’est ensuivie.
Tant pis ! À l’abordage moussaillon…Autant périr au gré du plaisir pieds et poings liés.

