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mardi 20 septembre 2011

Le choix cornélien...


Au cours de mes aventures, vont et viennent mes compagnons de fortune ou d'infortune... C'est au choix ! Ils subissent allègrement mes foudres, mes coups de cœur. C'est une poursuite à l'aventure, à l'amour, aux fous-rires.
Au fur et à mesure que je vous les raconte, je m'attache à eux. Pensez donc, il y en a même avec qui je me suis roulée dans la luxure (virtuellement.... ou pas d'ailleurs). Pourtant un jour de colère, j'étais bien décidée à en éliminer un ou deux.

Donc pleine d'entrain (imaginez moi au-dessus de mon grimoire), me voici à imaginer comment j'allais les éliminer... Et surtout lequel choisir ?

Plouf... Plouf... Ce sera toi que je vais faire disparaitre...

Paf !

Callaghan ! Ha oui, ça me plairait bien de le faire disparaître... de l'éparpiller façon paillettes, en y mettant les formes, les mots ! Ha ben non !! Pas lui, je peux pas y toucher à celui là ! Ben oui, c'est que ce vilain personnage a son fan club !! Si...Si.... défense d'y toucher ! Et puis si je fais disparaître le gros méchant, tout de suite, ce sera moins marrant ! Faut que je le garde encore un peu en attendant de me faire un nouvel ennemi. Mais je vous jure, que je vais m'occuper de lui !! ça va saigner !!

Bon, je reprends... Plouf... Plouf... Ce sera toi....

Philibert !

Rhaaaaa, j'pô pas ! C'est mon pote, mon joyeux trublion.. Et avec qui j'irais fêter mes réussites après ? Avec qui j'organiserais ces fameuses juranciennes qui font baver d'envie tous mes amis ? Et puis, il me fait mourir de rire ce bonhomme là. Il lui arrive toujours des aventures pittoresques. Dernier détail et pas des moindres, je suis la marraine de la petite dernière. Sans compter, qu'il est la clef de toutes ces histoires. Sans lui pas grand chose me serait arrivée. Bon reprenons la roulette russe.

Bling ! Jack ! … Là, je me pose deux minutes, Jack ! Le beau, le ténébreux Jack, mon pirate. Bourreau des cœurs. Narcissique au possible pour sa goélette !
Après tout c'est vrai... Vu les coups fourrés qu'il m'a fait... Ce ne serait pas une grande perte ! Je pourrais lui couler son précieux bateau, le saborder de mille et une façons. Lui faire subir des tortures maritimes.
Tiens ! Mordu par un requin. Dévoré par des crabes rouges ! Attaché au mat de misaine pour que les mouettes le picorent !!! Ho oui, c'est bon ça !
Tssss ! Je peux pas y toucher... Il a ses admirateurs : Les marins aux longs courts. Les amiraux qui se retrouvent dans mon pirate : Une femme dans chaque port ! Et n'oublions pas les demoiselles qu'il a fait se pâmer de désir. C'est un coup à finir lapider sur la jetée ça !

Je tourne, je vire. Il n'en reste plus qu'un... Ryan !! mon mage ! Tant pis, je vais le sacrifier sur l'autel des amours déchus.
    • Ha non ! Lui tu n'y touches pas !!
Une lectrice m'interpelle.
    • N'importe qui ! Mais pas lui ! On veut savoir !
    • Savoir quoi ?
    • Comment vous allez finir tous les deux ! Si il va finir par te dire qu'il t'aime ! Et puis moi, il me fait fantasmer... Il est tellement mystérieux !!

Pffff ! Allons bon, voilà qu'elles sont toutes folles de lui ! Et merde !

Je prends quand même le temps de considérer mon choix. Ryan... Comment seraient mes aventures sans lui dans mon entourage ? Sans cette petite pointe de romantisme larmoyant plein d'espoir ? Et surtout sa façon si particulière de me faire tourner en bourrique !!

De toute façon, j'ai vraiment pas le temps de me retrouver un autre mage qui me culbuterait allègrement dans mes aventures et mettrait en transe mes lectrices.

Bon récapitulons : Callaghan... On garde

Philibert... Pareil !

Jack... Itou !

& Ryan... Nan !! j'y tiens trop, je garde aussi !

Hé ben, il ne reste plus que moi ! Votre sorcière dévouée !!

Mais là, ne rêvez pas, j'y suis... j'y reste !!

je garde mon équipe au complet !!

EN AVANT POUR DE NOUVELLES AVENTURES !!!

jeudi 25 août 2011

La vie sociale de Maïa Luna


La vache !! Mais c'est que j'ai pas aligner une ligne depuis un mois moi !! Non mais quelle feignasse !
Et le premier qui l'affirme, je lui colle un mauvais sort ! Non, mais vous croyez quoi ? j'ai une vie sociale moi. Heu... enfin je crois ?!
Oui alors que je vous raconte... Ho ben si... que vous n'ayez pas poussé ma porte pour rien quand même ! J'ai eu la visite de plein de monde dans ma chaumière. C'est clair, c'est toujours tout ou rien, m'est avis que là, j'en ai pris pour dix ans !
Une colombe fatiguée est venue me visiter, histoire de se ressourcer un peu. Elle voulait voir du pays qu'elle m'a dit ; l'a pas été déçue, je vous le garantis. Même les éléments s'y sont mis. Plus pourrit comme temps, tu meurs. Un vent à faire s'envoler les poils de mon balai, une pluie à vous lessiver un pot de peinture. Enfin, bref on a manqué se perdre en mer, sur terre, en travers des chemins vagabondant comme deux gamines en plein délire existentiel... (ho ça va bien hein, la sorcière a aussi le droit de s'amuser).

Et puis une tribu familial a débarqué comme un ras de marée... M'ont tout chamboulé (si..si... ils sont dans le même style que moi, c'est dire !). DIx jours qu'ils sont restés. Remarquez, je ne vais pas me plaindre non plus, ça faisait longtemps que je n'avais pas autant ri. Même Belzébuth a pris un pied terrible, il s'est fait dorloté comme jamais. Et Elorn, a emmené tout ce petit monde en balade quand j'avais du taf à faire (faut bien gagner sa vie, ma pôvre dame !).
Sans compter que je me suis mis au sport... Vi..Vi... moi au sport ! Pas croyable hein ! Ben si ! mais un truc de fou, et le comble, je n'ai pas le droit à la magie. Strictement interdit !!
Nan, tout dans les bras qu'ils disent ! C'est un club de corsaires du coin. Ils font ça pour le fun... Sont syphonés oui !

Déjà, le truc sur lequel on navigue... c'est... comment vous expliquez ? Un long suppositoire évidé au centre et pointu aux deux extrémités (ça fend la bise). quatorze bancs, un barreur, deux rangées de sept forçats... Alors pour le confort intérieur, vous repasserez, un vulgaire banc en bois, une barre en métal ou accrocher fébrilement les arpions, une rame... Et démerdassek !!

Hop... Hop... Hop... on se calme, on est quand même une bonne douzaine sur le truc, donc il est hors de question de ramer n'importe quand et n'importe ou ! nan.. nan...
d'abord, il faut une cadence, un ryhtme, une communion. Et là, ça devient beau, du grand art. Tous dans un même effort, dans le même élan. Et ça filoche sur l'océan. Rhaaaa.... fierté que de voir les gens vous observer, ébahis, surpris...

Ma première virée avec l'équipe de choc a duré deux heures ! c'était juste pour essayer. Mouais, c'est ça ! dans mes rêves !
- On le fera tranquille....
- Si tu le sens pas, tu le dis, tu t'arrêtes...

Ha ouais ? si je le sens pas, je jette la rame à l'eau et je me casse en nageant ? m'enfin, c'est quoi ces barrés ?
Vous voulez que je vous dises ? j'ai tenu haut la main, mes deux heures de rames... Même pas mal. Les yeux trop occupés à surveiller la rame de mon voisin pour tenir la cadence. Et puis alors, je me suis régalée, surtout aux pauses (faut bien qu'on boive un coup, et qu'on repose les rames) je m'en suis mis plein les yeux. La côte s'offrait à moi. Tous les coins insoupçonnés, les grottes marines, les criques désertes... des endroits que je n'aurais jamais survolé avec mon balai. Quatorze kilomètres !! Oui vous lisez bien, quatorze kilomètres qu'ils m'ont fait faire ! moi qui avait arrêté le sport depuis l'école de sorcellerie.

Le : On le fera tranquille, je me le suis collée derrière l'oreille, je le garde pour plus tard !! Bande d'infâmes !

Oserais-je vous parler du retour.... De l'arrivée ? Ha oui, petit détail, mais grande importance... Le bidule flottant là, faut le mettre à l'eau à chaque fois, et le sortir de l'eau bien évidement quand c'est fini. Donc, faut le soulever, le retourner et soit le mettre à l'eau, soit le mettre sur son support de pose; Ben tiens ! Non seulement on rame, mais aussi on fait de la muscu.

Au départ, tout va bien, c'est fluide (les gestes), mais au retour... c'est l'enfer. Déjà faut réussir à se déplier, à se sortir le cul (oui, ben désolée, j'ai pas d'autre mot !) qui est encastré dans le banc (je crois d'ailleurs à chaque fois que je le laisse dans le banc), passer par dessus-bord sans se gauffrer dans l'eau (genre méduse flasque), ordonner violement à ses jambes de se remettre en marche, et soulever la trainière (puisque cette chose à un nom, utilisons-le vraiment) pour la retourner une dernière fois et la mettre sur son support. Bourrique, elle pèse plus que son quintal !!

C'est flageolente, fébrile que je quitte la rive... Une feuille sèche secouée par le vent. Je découvre des parcelles de mon corps... Des ampoules font des appels de phare dans mes mains, mes orteils refusent obstinément de se poser à plat, et mon dos secoué par tant d'efforts regimbe au moindre sursaut. Du grand n'importe quoi ! J'ai le sourire crispé, et ma compassion va aux galériens. Bon sang, que j'aimerais être celle qui tape sur le tambour pour donner le rythme...

Même un vol en Elorn, ne me fait pas cet effet là !!
Mais j'adore ça !! Et puis j'adore cette équipe de corsaires qui me font rire et m'encourage à chaque fois.
Alors maintenant vous savez pourquoi j'ai eu tant de retard dans mes dernières aventures...

Il me faut d'abord les vivre pour vous les raconter !!
 
ps : une pensée affectueuse à Oxaba, un drôle de corsaire qui m'a permis de découvrir ce bonheur !

mercredi 20 juillet 2011

la statuette de jack


Mon pirate d'infortune suite à une soirée bien arrosée, m'a collé dans les pattes un bien drôle de truc aux effets secondaires... Comment dire discutables ?
Truc de machin, deux fioles contenant un mélange bizarre, du bois, un tuyau qui reliait le tout, bref l'ancêtre de la bombe artisanale. Un bidule indien passé de main en main depuis des générations.
Surtout tu la manipule avec précaution et pas n'importe où : m'avait-il averti
- Promis Jack, je ferais très attention.

Oui ! Sauf que dans ma vie, je circule en balai, les trous d'air sont mon quotidien, que mon cabas est un grand foutoir ou tout s'entrechoque à l'intérieur. Forcément pour moi, ce ne pouvait être qu'une nouvelle galère qui se profilait à l'horizon.
Partie pour tenter de chopper au vol mon mage Ryan, le temps de prendre des nouvelles, un café et éventuellement utiliser le forfait câlin. En gros ¾ d'heures de vol dans des conditions dantesque, vent de travers, papiers qui volent, mouettes sur le dos, le tout arrosé de petits, moyens et gros grains. Transie jusqu'aux os, la mèche dégoulinant dans les yeux, et bien évidement ce qui va avec, une humeur de chien !!

L'arrivée dans la crique de mon mage fût un brin épique, atterrissage dans la seule flaque disponible à trois lieues à la ronde, engoncée dans mes frusques trempées, claquant des dents comme un jeu de castagnettes lors d'un flamenco endiablé. Et ce foutu sac sens-dessus/dessous. L'accueil de Ryan fut aussi frais que le temps.
T'es à la bourre Sorcière !
Le « Bonjour, tu vas bien ? » je m'assois dessus ; d'un ton pitoyable j'ose quand même demander si je peux me sécher.
Ouaip ! Mais tu ne mets pas tes frusques par terre, je viens de faire le ménage.
Le mage est de sale humeur, ça tombe bien moi aussi ! Bien dommage qu'il pleuve des cordes dehors sinon j'aurais viré cul sur pointe ; en attendant, je sens bien que je peux faire une croix sur mon forfait câlin.
Ryan se rapproche de moi, j'entrevois une éclaircie imaginant le baiser à venir. Il fronce le nez, me renifle discrètement, l'air de rien... Sniff... Snifff. Il me tourne autour, reniflant de plus en plus fort...
- p'tain ! Mais c'est quoi qui daube comme ça ? T'as rencontré un rat crevé ou quoi ?
Quoi ? Je me renifle à toutes narines... Humm, c'est vrai qu'il y a un fumet dans l'air, l'odeur m'amène à ouvrir mon sac. Hooo la vache, je dois héberger une famille de mouflette là-dedans. Mais c'est quoi cette horreur ? Je plonge la main dans mon sac au moment ou Ryan hurle :
- Naaaaan TOUCHE Pôôoô !!

Trop tard, je retire ma main engluée à une purée verte nauséabonde, l'odeur me fait virer de l'œil, Ryan en verdie aussi. On va mourir empuanti !
- Mais c'est quoi ce truc ?
Je bégaie, cherchant dans mon esprit... deux mots cohérents à prononcer, expliquer...
Jack... statuette aphrodisiaque....Arrrgh
Hoooo le con !! la fameuse statuette indienne, il a osé te la refiler ?
- Hu...Ou..Ou..ii
- Je vais le TUER ! T'as jamais donné le mode d'emploi en plus, suis sûr ?
- Ben non... Pourtant ça marche !
- Ma vieille prépare toi à être fui comme la peste pendant au moins trois semaines !
- Pour.. Pourquoi ?
J'ai soudain cinq ans et me prend une « welte » par mon père, Ryan fronce les sourcils, usant de son index comme d'une épée.
-Parce qu'on ne met jamais cette statuette en présence d'une sorcière ET d'un mage. L'effet aphrodisiaque se transforme en répulsif puissant et quasi-définitif !

Je n'en crois pas mes oreilles, Jack a osé faire ça, sachant pertinemment que j'allais l'utiliser avec Ryan. (je lui promets vengeance terrible)
-On est bon pour la trempette ! Allez sorcière à poil. MTAP !

Je sursaute au nom, je tente de me sauver, tout mais pas ça. Hop là, une main m'attrape par l'épaule, direction le grand bain. Mélange de potions ; bave de crapaud, œufs de caille, jus de tomate, poudre de constance, zest de saveur douce. Ça glougloute dans la baignoire, une fumée mauve en sort. Je ne pose plus de questions, je grimpe dedans et ne pense plus à rien. En ronchonnant, Ryan me rejoint. La contre potion fait déjà effet...Il me fait un clin d'œil.
- On remet à plus tard notre forfait câlin ?

Je rumine une certaine vengeance envers Jack ! Tout vient à point...

samedi 9 juillet 2011

Position inavouable


J'ai pris au mot, mon grand ami Jack, qui me conviait avec un grand sourire égrillard à m'installer sur sa goélette... Au détour d'une conversation, il m'avait vanté les mérites de son bateau...
Les ponts patinés par le soleil et les embruns, la fameuse cuisine, la fabuleuse tarte aux Fraises de Bosco (le cuistot). L'avantage certain de pouvoir installer son hamac partout ou l'on veut pour une sieste, parfois crapuleuse...
L'œil attendri de ses vieux briscards de matelots (dont certains, je vous assure n'avaient pas rencontré une baignoire ou une brosse à dents depuis au moins une décennie). Bref, il m'avait tellement fait l'article de son accueil, que je décida de m'offrir une semaine de détente sur le « Revenge ».

Mon arrivée en balai souleva donna l'occasion à certains de se démarquer :
    • Vise un peu les gambettes !
    • Hey.. Chérie ! Tu me fais monter au 7ème ciel ?
Rires égrillards, sourires en coin... ça commençait fort ! Aux grandes gueules, les grands remèdes...
    • Houuuu mais on est en forme les gars !! Des volontaires pour rencontrer mon balai... Disons... Un peu plus intimement ?
C'est étrange comme le calme se fit instantanément. J'aperçus le plumet du tricorne de Jack derrière le mat de misaine. L'infâme se tenait les côtes de rire.
    • Charmante surprise Maïa... Bienvenue sur mon bateau !
    • Je t'ai pris au mot, pour une petite semaine de vacance. Mais heu... Il faudrait m'aider pour monter mes petites affaires à bord...
Je m'aperçus vraiment à la tête que fit Jack à la vue de mes « petites » affaires que j'avais dû un peu forcé sur la quantité. Deux coffres, trois valises, une cantine et un minuscule vanity... Je voyageais léger !!
    • Ha quand même ? Combien tu as dit ? Une semaine ?
    • Oui j'avoue ! J'y suis allé un peu fort. Mais tu sais ce que c'est une femme, plein de dentelles, de froufrous...
Je vis Jack déglutir aux mots : dentelle et froufrous. Je le contourna, le frôlant à peine avec un gloussement mutin.. Les nuits promettaient d'être douces et suaves.

Le soir arriva vite, après un repas que je soupçonna aux vertus soit disant aphrodisiaques... Huitres, pâtes aux truffes, fraises au chocolat et gingembre (Bosco me glissa qu'en mon honneur, il avait décidé de mettre les petits plats dans les grands) ; Jack entreprit de me conter fleurette sur la proue de « Revenge ». Mais pour moi, la digestion rime avec sieste, alors les fleurettes, les contes... M'en fous un peu. Devant mon attitude somnolente et un rien rêveuse, Jack m'enjoignit à installer mon hamac pour m'y étendre et me reposer.
Un filet à jambon, deux anneaux, deux poteaux pour poser le tout, et hop...
Ayéééé le lit est fait. Je m'y glissa avec délectation. Jack grand seigneur devant ma fatigue, me posa délicatement un doux bisous sur le bout du nez... Je glissa dans un sommeil envahit d'étoiles, de voiles voguant au large.

Mouais !! C'était sans compter sur la libido de Jack... Lui avoir parler dentelles, l'avoir frôlé tendrement, lui avait chiffonné le tricorne... C'est un craquement de bois qui me fit papillonner des yeux... Un souffle dans mon cou me fit passer un frisson. Le doux balancement de mon hamac, se fit plus intense sous une grande poussée. J'étais purement et simplement abordé par le Pirate.
Et ce que je peux vous dire, c'est que le hamac, ce n'est pas LA grande idée pour une opération commando sexuelle !
Je ne sais pas comment on s'est démerdé... Mais hormis un saucissonnage en bonne et due forme, il n'en résulta rien de vraiment érotique. Pour ma part, un pied et un bras passé en travers des mailles du filet, le visage tatoué pour deux jours par les mailles. Jack, n'était pas en plus bel état. Quoique l'infâme avait quand même eu le temps de poser sa tête sur ma poitrine. Il avait su se placer... Et à ces dires ne se plaignait pas trop de la situation.

C'est Bosco au petit matin qui nous délivra. L'homme charmant faillit en chavirer le plateau ptit déj qu'il nous amenait (quand je dis que ça sentait le coup fourré !). Après maints essais pour nous détortiller du sac à viande, il décida de trancher dans le vif. D'un geste empli de folie meurtrière, de son sabre d'abordage il trancha d'un coup ferme les amarres. Le réception ne fut pas folichonne ! Le bois est dur, Jack aussi ! Enfin lourd surtout. Je finis ma semaine dans le lit de Jack, intouchable mais tartinée d'arnica, d'onguents au camphre pour tenter de me faire oublier le lumbago attrapé dans une position inavouable...

jeudi 7 juillet 2011

Vol de Prune !!



Je me suis pris une prune... Vi... Vi... une prune ! Contrôler par agent de vol et tout. Disons que j'ai garé mon balai sur les clous et que ça, ça ne se fait pas !
Haaaa....c'est qu'il m'en ait arrivé de belles depuis quelques temps.

D'abord, il a fallu que je renouvelle ma carte de sorcellerie. Le permis d'exercer n'est valable que durant trois ans. Et pour le remettre à jour, faut fournir justificatifs, diplômes, pentacles en bonne et du forme, honoraires et grimoires à jour. Bien évidement, avec mon dernier déménagement (le rangement et moi ça fait deux), j'ai paumé, égaré... oublié certains documents.
Ce fameux CAP sorcellerie !! Impossible de remettre la main dessus. J'ai tout déviré, y compris le tiroir petites culottes. RIEN ! Pas l'ombre de la queue de mon précieux sésame. Pourtant, j'vous jure que je l'ai obtenu !!
Mais pour notre chère administration, il faut des preuves écrites !! z'ont même pas voulu me croire sur ma bonne mine. Et, je vous le donne dans le mille, il a fallu que je repasse mon examen. Pffff, trop facile ! Suis tombée sur le sortilège du dormeur angoissé (entre nous, le plus facile serait de l'assommer).
Les doigts dans le … nez que je l'ai eu. Mais cette année, j'ai demandé en plus de ma carte ; une patente, pour pouvoir exercer n'importe où... Et, alors là, un grand moment de solitude. Il a fallu que je fasse une liste longue comme le bras, de toutes mes expériences (non pas sexuelles !!), sorcellerie, cartomancie, nécromancie... Conneries !! Bref magie et ésotérisme... Quoique j'aurai pu rajouter aussi érotisme... Mais le vieux dragon de secrétaire que j'ai eu en face de moi, ne m'a pas laisser la joie de m'essayer à faire de l'humour !

Et c'est en voulant aller récupérer mon « précieux » papier, tout beau, tout vert, tout tamponné de partout, paraphé, ensorcelé... Que j'ai eu maille à partir avec un agent un peu trop zélé. Le temps que je fasse l'aller retour dans les méandres de la Chambre des Sorciers ; le gentil agent s'ingéniait avec un malin plaisir à s'en prendre à mon balai. Et que je te cherche des brins de paille là ou il n'y en a pas, que je t'aligne sur pose du balai illicite le long d'un mur.
Suis pourtant arrivée, avant qu'il n'ait eu le temps de terminer son forfait. J'ai amorcé un grand sourire, un déhanché prononcé, un coup d'œil mutin... Je me suis pris un sacré vent ! Je suis tombé sur le seul agent verbalisant insensible aux charmes redoutables d'une sorcière.
Bien évidement, il serait mal me connaître de dire que j'ai fermé ma grande bouche. Voulant lui prouver ma bonne fois, j'ai voulu lui montrer les papiers que je venais de chercher. A-t-il cru que je voulais lui lancer une potion ? Que je voulais m'en prendre à sa petite personne ? Il s'est lancé dans des imprécations... Incantations, sans queue ni tête, me tenant d'une main ferme et me hurlant :
    • PAPIERS DU BALAI, ASSURANCES, PERMIS DE VOLER
Comme je n'obtempérais pas, il continua :
    • T'ES BOUCHEE ?? ACTION !!
Ni tenant plus... Pourtant, j'ai essayé... j'ai répondu (sur le même ton)
    • FAUDRAIT QUE TU ME LACHES.... DUCON !!
Il a été tellement surpris, qu'il m'a lâché aussi sec, j'ai tellement eu la trouille de représailles immédiates (genre entre les barreaux), qu'en un clin d'œil, je lui fournis tous les papiers demandés... y compris les résultats de mon dernier frottis ! (depuis le temps que je le cherchais celui là).
Il décortiqua les papiers, tiqua sur mon permis de voler :
    • L'est pas récente la photo !
Gnagnagnagna.... Il fit le tour de mon balai trois fois, lui écarta les brins voir si je ne l'avais pas kické, trouva que les dits-brins étaient un poil usés. Et dût finalement se résoudre à me coller une prune, pour stationnement illicite...
    • Et suis sympa... Je rajoute pas, insulte à agent en fonction !

Mouais, c'est ça ! Bouge pas mon gars... Attend que je retrouve ma mouette, elle va te donner des nouvelles du pays !

samedi 11 juin 2011

Maïa au pays des Goélands...



Je suis dans la nostalgie depuis mon retour du Pays des Goélands. Le temps d'un souffle de papillon, j'ai délaissé mes fioles, et grimoires enchantés pour aller me perdre dans les méandres d'un pays féerique... Mes pas ont allègrement parcourus les mythes et légendes de ce comté. Au pays des Pirates je me suis arrêtée pour rêvasser durant un instant devant tant de beauté.... Ailes blanches déployées des goélettes légères, par le vent emmenées vers de nouvelles contrées.

Je me suis perdue dans les bras de marins au goût salin. Noyée dans leurs regards remplis d'embruns. J'ai parcouru des milles au son de leurs voix. Entonnée des chants de galères et de combats. Sur le bord du Golfe, j'ai sauté de goélette en sloop, de barque en sinagot.
Au détour d'un banc de brouillard, j'ai aperçue l'ombre fantomatique d'un navire maudit. Je me suis élancée à sa poursuite, croyant y découvrir Jack Rackham, mais distraite par un vol de mouettes qui me souriaient ; j'ai laissé s'évaporer nos retrouvailles.

Mes cheveux rouges, les ont surpris... Étonnés voir déroutés... Par contre, il va falloir que je me remette sérieusement en question... Je n'ai surtout attiré que des vieux (mais vieux) briscards... Sans doute un coup du sort, mon nez mutin a dû leur plaire . M'enfin, ça n'empêche que mon sex appeal en a prit un sérieux coup dans l'aile... Bon c'est vrai qu'avoir un nez rouge luisant (coups de soleil à répétition) qui clignote dans la pénombre, ça fait phare, pour marin en manque d'abordage !! Mais quand même ! Faudrait voir à pas pousser la sorcière dans le chaudron de la décrépitude ! Suis encore potable comme sorcière. Et puis d'abord j'ai pas encore atteint la quoi ? Rantième...
Bref, mon moral était au descendant comme la marée...

Jusqu'à ce que je tombe sur eux...

C'est au détour d'un rafiot que mon œil a été attiré par la flamme rouge.... Les frères de sang, les frères de la côte... Deux célèbres corsaires locaux... Les frères rouquins.
Nos regards ont eu le malheur de s'échanger. Nous nous en sommes retrouvé décontenancés. Reconnaissance des taches de rousseur ? Toujours est-il qu'ils ont plutôt été surpris de voir une donzelle à la même couleur de cheveux qu'eux. A croire que je ne suis pas légion dans le coin ! L'aîné me jeta un coup d'œil hautain, le puiné lui me détailla de la tête au pied... Au fil des jours qui passaient, nos chemins à plusieurs reprises se croisaient. Toujours un regard inquisiteur.
- T'es qui toi d'abord ?

Mais le rouquin est d'un abord timide... Sous cet aspect grande gueule (si...si... je vous assure), les brimades, moqueries, autres inquisitions et divers buchers ont fait du roux la bête à abattre. Donc il est devenu prudent, méfiant... Et timide !!

Pensez bien que je me suis renseigné sur les spécimens... en douce, l'air de ne pas y toucher... Exit Ryan et Jack, aux oubliettes les chéris du monde de Faërie... J'avais deux nouvelles proies de choix devant moi, ne sachant encore sur laquelle jeter mon dévolu... j'ai lancé quelques goélands messagers aux quatre mers du monde (y compris à Jack... j'avoue, faut être gonflée), pour avoir les infos. Corsaires au grand cœur, qui se battent pour leur mer intérieure. Tombeur de ses dames (ha ben tiens... c'est le lot des marins soit disant). Plus j'en apprenais, plus je tombais sous le charme des frangins... Mais bon, me voyais mal aller leur taper sur l'épaule en leur disant :
- Salut les gars... ça baigne ??
Non trop timide la rouquine (lire paragraphe plus haut pour mieux comprendre). Et j'en suis resté là... Badant comme moule recouverte par la marée quand je les apercevais (sic).

Peu m'importe, aucune parole échangée, mais au moins avant de reprendre mon balai un demi-sourire sur leurs lèvres. (ha ben quand même !!)

Je tenterais le :
- Salut vous ! Moi c'est Maïa Luna..
la prochaine fois...

mardi 24 mai 2011

l' allergie de Maïa...


Trois jours que je tousse, éternue comme un beau diable et que mes yeux larmoient... J'ai beau boire à tour de bras diverses et variées potions... ça ne passe pas !! J'ai dilapidé ma réserve de romarin, thym, miel par pots entiers. Y a pas à tortiller, il faut que je guérisse. Mon image de marque en prend un sérieux coup avec mon nez rouge et mes yeux de lapin effarouché !



Hélas de guerre lasse, j'abandonne et attend le trépas ! Ma fidèle Nanette en profite pour courir à mon chevet. Elle me dorlote, me chouchoute... Rien n'y fait ! Le caractère acariâtre de la sorcière qui sommeille en moi, en profite pour se révéler.
- Aller Maïa, secoue toi ! Mais qu'est-ce que tu as ?
- Chais pas... Suis fatiguée, suis balade, veux dormir...LAISSE MOIIIIII !!!
- Prends un peu de ça... Et de ça aussi...
- Pouaaaah c'est infect !
- Oui, mais c'est bon pour ce que tu as !
- Naaaaan ! C'est pô bon... Veux pas !! Mais heu.... Vais vomir...


ETC...Etc...
Décision fut prise d'aller voir un ensorceleur...Qui lui aussi, me sortit ses fameuses fioles de thym, romarin, perlinpinpin...Et gros chagrin ! QUE DALLE ! Pas plus, les siennes que le miennes ne firent effet. Même la célèbre incantation :
«  Rhume et Chagrins
d'un coup de vent, s'en vont...
au petit matin
qu'ils retournent au fond du chaudron »
Je restais désespérée avec mon rhume, mes éternuements, mes larmoiements... Ou mon allergie !
Allergie ? Avez vous dit ?
Hé bien oui... A bout de force, me faisant trainer par la tignasse, je finis par aller consulter un Marabout (Marabout... Marabout...Bout de ficelle... Bout de ficelle...). Il ne mit pas cent sept ans, lui a trouver le défaut.


-Z'êtes allergique !!
-Heu... ha bon ? Mais à quoi ?
- Procédons par élimination ! Les fleurs, le pollen, les plantes !?
- Ho bé non ! Pensez donc, suis sorcière, ça se peut pas ça !


Après trois mille questions, et vingt deux mille réponses... Il me demanda ce que j'avais fait la veille de mon allergie...
-Ben... Heu... Un pique-nique canaille avec un mage...
-Un mage avez vous dit ? Savez pas que c'est interdit pour une sorcière.
Froncement de sourcils, gros yeux, doigt menaçant. Il rigole pas le marabout ! Je baisse les yeux contrite. Une enfant prise les doigts dans le pot de confiture n'aurait pas fait pire figure.
- Et z'avez été jusqu'où avec votre mage ?
- Ben la totale ! Jusqu'au bout...
- Hummm, je vois...


GRAT... GRATTE. GRATT... fit sa main dans sa barbe. Réflexion intense pour mon marabout. J'arrivais même à voir, les rouages de son cerveau. Il ne me quittait pas du regard. J'en rougies, je n'osais imaginer ce à quoi il pensait. Retraçait-il mon itinéraire coquin ? Il osa tout de même une dernière question...
- Il est poilu votre mage ?
- Ben oui ! Faut dire que j'aime les hommes à poil !!
Il opina du chef, un sourire en coin... Une étincelle se mit à briller au fond de ses yeux, j'eus peur de ce qu'il allait m'annoncer. Il m'assena sans prendre de gant.
- Z'êtes allergique aux poils de mage !!
- Ha bon ? Mais depuis quand ? Et puis à tous les mages ?
- Non, à celui là uniquement... ça fait longtemps que vous forni.... que vous le côtoyez ?
- Ben un peu plus de dix ans.
- Ha ben cherchez pas, vous êtes en surdosage, l'allergie c'est donc révélée...Je vous conseille de l'imberbe pendant … à vie !!


Beurk !! de l'imberbe ! À vie en plus !! Mais c'est que ça va pas être possible ça !
Sous le choc, je lui paya trois pattes de lapin, un bol de bave crapaudine et deux écailles de sirène et repartis totalement ravagée.
Comment j'allais bien pouvoir annoncer ça à Ryan... J'étais allergique à lui , à ses poils (moi qui adorais emmêler mes doigts à eux)! Déjà que notre relation aléatoire battait de l'aile... Il serait capable de trouver ça cool !

Bon, il me reste bien sous le coude, mon pirate... Manquerait plus que je devienne allergique à son sabre !!

lundi 16 mai 2011

les dessous du sorcier ^^


           Voici la grande découverte des dessous de sorciers... Vi... vi... Vi.... vous allez y avoir droit ! Ho ben si, pensez-donc, ce serait dommage de s'en passer !



Parce que le sorcier voyez-vous, fait très très attention à son profil. Il est pointilleux sur les détails, les formules...tout ça !! Mais en oublie parfois ce qui se cache en-dessous. Et c'est là ou ça tue vraiment... Imaginez...


Le sorcier est beau, puissant, une silhouette à vous faire verdir de jalousie, des muscles de partout, un ou deux poils qui se battent en duel (si.. Si... des poils !! moi personnellement j'aime, c'est ce qui fait l'homme ; et ça n'a jamais fait de mal à personne, des poils !!). Un regard « mawrraouww » qui vous fait ronronner, vous avez le bout des doigts qui s'effilent et une furieuse envie de le griffer. Au bref aperçu qu'il vous en a donné, l'homme de magie en plus est doué pour les choses de l'amour (tant qu'affaire !) Bref, ça fait des heures, des jours que vous vous languissez devant son corps habillé du sorcier envoutant.


Vous le désirez à mort !! c'est limite si vous ne lui arrachez pas ses fringues sur le champ. Mais on vous a appris que cela ne se faisait pas, que d'abord, c'était lui qui vous effeuillait et qu'après vous pouvez y mettre les mains. Oui enfin, bref, vous l'avez quand même bien aider à vous dévêtir, un déhancher par ici, une roulade par là, et hop... à poil (enfin presque) Juste ce qu'il faut de froufrous pour le rendre encore plus fou !! c'est enfin à son tour de vous sortir le grand jeu !!


Il vous regarde droit dans les yeux, vous apposant une caresse par ci,par là, et s' effeuille tran-quil-le-ment (vous vous roulez sur le lit, tellement vous n'en pouvez plus). La chemise s'est fait !! Son torse apparaît, puissant, solide, huilé (?) ; vous êtes prête à attaquer avec les dents la ceinture qui retient encore son pantalon... Quand d'une main nonchalante, ENFIN il entreprend le zip de la braguette (ha ben quand même !!). Vous êtes haletante, transpirante, c'est pire que de faire un 110 mètres haies par jour de vent (force 7).


Hé ben non ! Tout compte fait, il fait d'abord valser ses chaussures à trois mètres de là... Se débarrasse vite fait de ses chaussettes, vous avez quand même le temps, d'apercevoir une patate sur celle de droite... Et un léger fumet vous fait légèrement froncer le nez...


Mais votre attention est vite détournée par le mouvement de sa main qui amorce la descente du pantalon sur ses fesses... Vous voilà devenue carrément hystérique (prête à glisser un billet dans son élastique pour le faire avancer un peu plus vite)... Soudain, un carré de tissus chamarré apparaît. Cette explosion de couleurs capte votre regard... Mais c'est quoi donc ? Mentalement, vous faîtes des paris... Caleçon ? Boxer ? Heu... String ? L'homme pourtant se dandine devant vous... Rien à faire. Vous êtes obnubilé par l'énormité de la chose... Peut-on avoir encore à l'époque actuelle pareille horreur ?? L'homme se rapproche, votre champ de vision se rétrécie uniquement sur ce bout de tissu. Dubitative, vous vous interrogez... Coton ? Jersey ? Acrylique ? Soie...
La chose est large et bouffante, arrive à mi-cuisse de l'homme. Vous ? Vous devenez pouffante de rire... Limite apoplexie (faudrait pas non plus le vexer). Mais qui choisit ses sous-vêt à cet éphèbe ? Il comprend à votre regard que quelque chose vous bloque. Il se sent obliger d'une petite voix, de se justifier....


- Heu... j'aime être à l'aise dans mes vêtements... J'aime pas quand ça gratte et que ça frotte. On est sensible de là nous les z'hommes !


Ha ben oui... Mais quand même ! Vous tentez de vous contrôler, de reprendre l'affaire en main... Bref, vous vous recentrez sur le fait de cette si longue attente. Ha non ! Vous n'allez pas craquer maintenant à deux doigts du but !!


Rien à faire ! Vous voyez défiler devant vos yeux, tous les dessous masculins les plus rings, en vous demandant s'il les a tous !! les kangourous à losanges, les caleçons avec blagounettes assorties, les mini-slips en acrylique bleu nuit avec bandes réfléchissantes sur les côtés (si !! ça existe !!), résultat : vous avez un énorme fou-rire qui coupe les élans de l'étalon, vous embarrasse à mort, mais vous libère ! Lui, a les bras ballants un poil embarrassé, et vous, vous roulez de rire sur le lit pourtant promis à d'autres occupations... Vous mériteriez des baffes !!


Aaaargh, dans une grande inspiration reprenez votre souffle et vous collez à lui pour enfin lui arracher enfin cette... ce.. ce truc (?). La remise en route est un peu longue... Surtout quand vos yeux se posent sur l'objet de discorde qui se balance doucement à la lampe de chevet (vous n'avez jamais su viser). Et vous lui avouez dans un souffle (histoire qu'il comprenne le message)...


- J'aime les hommes nus !! Sans aucun sous-vêtements... C'est tellement plus pratique en quoi de besoin pressant...

Celles qui partagent notre vie...



On a beau vivre au pays de Faêrie, être sorcière et pirate de père en fille. Les absurdités du commun des mortels nous rattrapent bien vite...



Quand je voyais mes parents accueillir à bras ouverts les hommes de ma vie...Non sans une certaine tendresse et grande gentillesse... Quoi qu'avec du recul,  je me demande tout compte fait, si ce n'était pas plutôt de la compassion (sic !!). Je m'imaginais une sorte de grande famille ou nous les enfants de l'amour (re-sic) nous étions à l'abri sous les ailes protectrices et aimantes de nos parents. Ma mère n'hésitait pas à mettre les petits plats dans les grands pour satisfaire l'appétit de l'homme du jour. Mon père d'un air goguenard et un brin sérieux leur déclamait :


- Tu la prends ? Ben tu la gardes, je n'assure ni réclamation, ni service-après-vente !


Bref, je m'imaginais (dans ma grande naiveté), la réciproque avec la môman de l'homme du jour... Mais que nenni !! Enfer, rage et damnation, la belle-mère complice de sa bru ne m'était pas destinée !! Les premières rencontres étaient toujours gênées, emberlificotées dans un carcan de bienséance, bien paraître... Je me faisais douce, polie (et pourtant quand on me connait mieux...), surtout ne pas froisser celle qui sera ma seconde mère (dans mes rêves, ma fille). J'étais donc scruté à la loupe, moue dubitative et regard dédaigneux...


- Diantre !! Quelle est donc cette intrigante ?


Mais allons-donc dans ma grande fougue amoureuse, et heureuse, j'aime tout le monde, et je serais faire avec !! (mais bien sûr !)
Vous voici quelques petits échantillons de ces belles-mômans qui un temps durant (toujours trop long à mon goût) ont partagées ma vie. Oui bon d'accord... ENVAHIES ma vie.


J'eus donc eu droit à la belle-mère dominatrice et inquisitrice (je me sentais obliger d'être au garde à vous, la main sur la couture du pantalon... c'est dire) qui venait faire l'état des lieux régulièrement (revue avec gants blancs pour la poussière), faisait peser son fils (histoire de voir si je le nourrissais bien)... Grommelait s'il avait pris du poids, nourriture trop riche, trop de plats en sauce... Et hurlait à l'assassin quand le malheureux perdait 500 grammes. M'a insultée quand j'ai foutu son fils dehors, sous le prétexte que s'il me trompait... C'est qu'il y avait une bonne raison !!


J'eus aussi la bonne tarée des familles, qui m'accueillait à bras ouverts, la voix dégoulinant de sucre me faisant des gouzis...gouzis en me pinçant les joues, larmoyant qu'elle m'aimait et se trompait automatiquement de prénoms en m'appelant (prénom des ex bien évidement). Tout en décrétant un jour avec ce si beau sourire dont j'avais appris à me méfier (signe avant coureur d'une bonne vacherie), que si je ne faisais pas de progéniture à son fils adoré... Il saurait retrouvait le chemin d'une ex pour qu'elle lui en fasse un !! Tellement sur le cul par cette déclaration que je suis restée stoïque. Serrant les dents à m'en faire péter les mâchoires, je n'ai même pas pris la peine de grommeler un sortilège. Bah la vie s'occupera d'elle à un moment donné.


A une autre époque, je pensais l'avoir trouvé... Attendue un bon moment, avant de faire sa connaissance (prudence est MERE de sureté), et me trouva nez à nez avec une belle doche dans le coup (hip hip Hourra !!), qui n'hésitait pas à me piller la penderie (mais m'empêchait d'en faire autant dans la sienne), se servait allègrement dans mes babioles et à la limite m'aurait même piqué mes copines. Copines auprès desquelles savamment distillé : j'étais la pire des sorcières n'ayant aucun avenir par manque d'ambition, et que son fils était à leur entière disposition. (Et ma main dans ta tête, elle est à ta disposition ?). Ce fût sans doute ceci qui sonna le glas de cette relation.


Et pour le prochain homme de ma vie... désormais ce sera chacun sa mère... Et surtout qu'il garde la sienne !Et les moutons seront bien gardés !!

lundi 9 mai 2011

Un drôle de génie

Par le plus grand des hasards me voici enfermée dans une bouteille, dans l'espoir qu'une âme esseulée vienne à la frotter. (moui enfin... hasard si on veut... J'ai quand même un peu chercher l'embrouille à un Génie de métier pas sympa du tout !
Donc, de sorcière je suis passée à Génie (sans bouillir), à devoir réaliser les voeux des autres ! On croit rêver !! Les miens ne se réalisent même pas, et faudrait qu'en plus de bonne grâce avec un merveilleux sourire, j'exauce ceux des autres... Mais tant que je n'aurais pas fait ma B.A, de ma bouteille je ne sortirais pas !!
Frottt...Frottt...FROTTT ! Pschiiit.... fais-je en m' en élevant dans une nuée de bulles vaporeuses.


- Génie Maïa, pour te servir...


Une donzelle aux joues avantageuses (pas que les joues...dixit son tee-shirt) me regarde avec un sourire béat...


- Hôoo Génie... Dis moi que c'est moi la plus joliiie !


Elle minaude, joue des cils et avance une moue boudeuse. L'espoir au fond de ses yeux scintille. Je la dévisage de la tête aux pieds. Rien à y redire. Elle me prend pour une conne ou quoi !!


- Heu... tu as droit à trois voeux... Tu ne veux rien d'autre ?


- Nan... Nan... Juste savoir si je suis la plus joliiiiie... Hihihihi !! j'hésite entre deux hommes, et pour eux je veux être la plus joliiiie !


- C'est ça Blanche neige !! Tu es la plus jolie, mais donne moi 3 voeux à exaucer !


- Merciiii... Hiiiiii... C'est moi la plus Joliiiiie


Plouf, je replonge dans ma bouteille... Je gromelle, tourne en rond, à qui le tour ?
Je me sens soulevée, secouée en tout sens. Je serais Clochette que j'en perdrais toute ma poudre de perlinpinpin ! Ma voix résonne :


- Heyy Machin, frotte la bouteille plutôt que de la secouer, ça marchera mieux.


Pschiiit... Re-bulles, re-moi qui apparait...


- Génie Maïa pour te servir...


- Ha ben merde alors ! Une génie.... sans rire !! Mes voeux... Mes voeux !!


Ben en voilà... Un homme qui a de la volonté et veut des voeux !!


- Alors mon grand ? qu'est-ce que tu veux ?
- Heu... Une moto ! Grosse ! qui brille et qui fait du bruit, Rouge...Et puis avec....


Houlaaa, il est enthousiaste le gars... Et que je te décris les cylindrées, les roues avec rayons, la selle en peau de tabana retournée, et les poignées à frou-frous.... Bref, une grosse moto qui fait vroum-vroum et fait trainer les cales pieds dans les virages....
- Allez c'est bon ! ACCORDE ! Bon passons au deuxième... Ké tu veux ?
- Un bateau... un gros ! avec des voiles, une quille, trois grandes cabines...


Gnagnagnagna.... bref un voilier de 25 mètres.


- ça marche !! Tiens le voilà !!


Poufff, à côté de la rutilante moto, apparait le splendide voilier... Sur sa quille en équilibre... C'est beau !! Oui enfin, jusqu'à ce qu'un coup de vent traître (ho qu'il est traitre), le déséquilibre...Et dans un grincement inquiétant se couche... Sur la moto !!


L'homme n'en croit pas ses mirettes, me jette un sale coup d'oeil et accoure vers ses engins gros... Gros !!


- Ho ben non !!! Mon bateau... Ma moto... Pourquoi tu as fait ça ??


Ben tiens ! M'aurais étonner aussi que ça ne me retombe pas dessus...


- Dis donc couillon ?! la prochaine fois tu demanderas la remorque avec ! Et ton 3ème voeux, c'est quoi ?? osais-je lui lancer avec un grand sourire faux--cul.


- Toi ! Dans ta bouteille au large de l'île du Crâne.


- Nooooon


Trop tard !! Je vomis mon quatre heure, mon sept heure... et vogue Galère. M'apprendra à vouloir faire des B.A


- Jack ??? Jack tu es là ?? Sors-moi de lààààà

jeudi 7 avril 2011

Délire printanier !!


Il se trouve qu'il fait beau, qu'il fait chaud.. Bref on passe du moins quinze de l'hiver aux 35 degrés estivaux... Et moi ben la chaleur, j'aime pô ! Gnagna gnagna... Jamais contente la sorcière !
Ben non, je suis actuellement en mode grochon (savant mélange de grognon et ronchon), donc pour me détendre un peu du string, suis partie crapahuter sur les montagnes avoisinantes.

Tadaaaa... Des moutons, en veux-tu en voilà, sur les descentes pentues ; par trentaine, ils se pressent. Je m'installe face à eux. Dans un élan de romantisme, je m'allonge sur l'herbe tendre (nonobstant ma phobie des petites bêtes grimpantes, rampantes et forcément piquantes) face au ciel, cherchant le nuage qui oserait musarder dans le coin.
Rien ! Juste quelques papillons, des abeilles qui s'éveillent et sont déjà à la tâche. Ouaip ! Mais allez jouer ailleurs les filles, j'aime pas trop qu'on vienne me tournicoter autour !
Un mouvement dans le champ voisin attire mon œil curieux... Mais que font ces cons de moutons ? Je me hisse sur un coude, histoire de mieux les voir... Le troupeau s'est scindé en deux... Seule, une pauvre brebis à tête rousse reste dans son coin. Les voilà qui se regroupent par quinzaine, la tête à l'intérieur. Ils font un cercle parfait.. J'ai l'impression d'avoir devant moi deux équipes de rugby sur le terrain en plein conciliabule... Que mijotent-ils ? Un match avant gardiste de mouton ? Une révolte... que dis-je une rébellion ?... Et cette pauvre brebis toute seule... c'est quoi ? Le mouton noir à abattre ? L'arbitre ? Ou le « ne sait-pas » d'un sondage ?

Dans mon délire printanier, je me mets à partir en fou rire toute seule... Je m'imagine purement et simplement la grève des moutons... Ils veulent des pattes à vérins... Marre d'avoir mal au dos tout le temps, de devoir se tenir de guingois pour brouter une malheureuse touffe d'herbe ! J'en ai même vu qui était à genoux pour grignoter du bout des quenottes un malheureux brin d'herbe... Feignasse va !!
Donc, voilà ces moutons qui fomentent une grève d'alpage... Non ils n'y monteront pas, ne feront plus de lait, ni de laine (il faut dire que les ¾ sont des brebis), et ils exigent des terrains totalement plats, ils veulent voir à l'horizon !! Ouais... et y en a même un qui rajoute :
            - Et puis on devrait interdire aux 2 pattes aussi, de se foutre de nous en disant... moutons à poil laineux... A poil...
(je devine de sa part... un regard malveillant en coin). Mais du grand débat en ressort, qu'ils veulent surtout des pattes sur vérins qui s'adaptent automatiquement à la pente. Hop, plus de dénivelé, de déviation de la colonne, de l'arthrose dans les pattes !
Allez c'est voté !! Et vas-y que ça se mette à bêler dans tous les sens, que ça rameute les autres des champs voisins...

Y a même les pottock qui s'en mêlent. Bon eux, ils sont équipés tout terrain, donc ils s'en foutent un peu... Ce sont les stars du coin. Mais allez, pour le fun, ils participent... Et, puis après tout, ils se disent qu'eux aussi, ont le droit de se
rebeller !!! On les empêchent de redescendre l'hiver dans les villages avec des passages « canadiens » (heu... non ils n'ont pas de chemises de bucherons, et de drôles d'accents,... Mais des passages avec des espacements dans les grilles, de façon à ce que le pottock qui s'obstine ne puisse y déposer ses élégants sabots). Et c'est sans parler de leur crinière qui ...

En gros, la montagne se rebelle... J'imagine tellement bien le scénario que j'en pleure de rire... un gargouillis à l'estomac, se fait entendre. Oups, j'ai la dalle. Allez, je regagne la chaumière d'un sorcier voisin..
              - A TAAAAABLE !!
              - Hum... Snifff... Snifff.... Miom !! ça sent drôlement bon dis donc !!
              - Tu m'étonnes ! Gigot d'agneau !!

samedi 2 avril 2011

Le Règlement Intérieur de la Sorcière


Je me remets à mes potions. Mon épais grimoire (piqué au mites) m'attend en souriant. Il a l'air de se frotter les mains à l'avance de ce que je pourrais trouver à l'intérieur de ses pages.
Ce grimoire est transmis de génération en génération à la plus jeune des sorcières de la famille. Et je vous le donne dans le mille... C'est sur moi que c'est tombé.

Hormis mes dons de naissance, sans ce foutu grimoire j'aurais pu faire autre chose de ma vie... Je ne sais pas moi... Créatrice de bijoux ? Danseuse du ventre dans un bar enfumé du port. Un truc créatif ! Pas sorcière... les trois quarts de temps, la sorcière est détestée et fait peur. Elle a la réputation de sentir le souffre et de jouer avec le feu ! Même pas vrai !
Et puis cette façon de nous affubler toujours d'un nez crochu et un chapeau noir pointu. Que du folklore ! Mon nez est tout petit, tout mimi, légèrement en trompette et parsemé de taches de rousseur qui dansent la gigue aux premiers rayons de soleil. Et mes couvres-chef seraient plutôt casquettes et bibis à voilette !

Je grommelle en ouvrant mon grimoire. Il faut que je prépare une potion d'émoi pour Boucles d'Or qui a soit-disant découvert le Prince Charmant. Donc pour être sûr de ne pas se planter, elle a décidée de faire appel à mes services pour vérifier les sentiments du Prince...
PAF... le livre s'ouvre quand une grande envolée de feuilles. Il n'en fait qu'à sa tête et tourne ses feuilles de lui même. Pas moyen d'en avoir le contrôle ! M'énerve ce fichu grimoire. Je te foutrais ça au feu que ça me soulagerais !!
Calme plat, deux pages ouvertes devant mes yeux ébahis... Le règlement intérieur de la sorcière !! Un grand moment de solitude s'empare de moi. Je n'ai pas le choix, ce coup-ci, je suis obligé de me le taper et de le lire. J'aurais dû coller ces fichues pages à la glue extra-forte. Je vous explique : normalement j'aurais dû le connaître par cœur, m'en imprégner avant de commencer à exercer. Mais moi, la discipline, je n'ai jamais pu m'y plier, ça me saoule, ça me GAAAAAVE !! Et voilà que ce fichu bouquin a décidé, qu'il était l'heure pour moi de enfin connaître le règlement qui devrait régenté ma vie... Je tente bien d'une main volontaire de tourner les pages, mais rien y fait... Les lettres se mettent à flamboyer, pas d'autres choix que de celui de m'y plier...

« règlement de la guilde des Sorcières »
(dès fois que tu oublierais qui tu es !)

1 – Sorcière tu es ! Sorcière tu resteras !
( on t'a doté de magie, c'est pour t'en servir !)
2 – En tes pouvoirs, tes potions, tu croiras...
(si toi même, tu n'es pas persuadé de ta magie, rien ne fonctionnera)
3 – le retour du baton, trois fois tu craindras...
(en cas d'utilisation malveillante, 3 fois en travers du museau ton sort te reviendra)
4 – Du côté de la lumière, tu resteras...
(ta magie est blanche... le noir est une couleur qui ne te sied pas !)
5 – A notre guilde, fidèle tu seras...
(apprends nos préceptes par cœur, sinon il t'en cuira !)
6 – Nul mortel d'amour, tu enchaineras...
(rien de bon n'arrive de la part des humains... Ok pour une nuit ou deux, mais pas plus)
7 – A AUCUN MAGE, par le sexe ou l'amour, tu ne te lieras...
( Y en a qui ont essayé... c'est INTERDIT, DANGEREUX, etc.... alors ton mage à la noix... Ryan... Tu laisses tomber)
8 – Aux samaïns, toujours tu participeras...
(le meilleur endroit pour se péter la ruche !!)
9 – La pleine lune, tu privilégieras...
(c'est mythique, c'est beau, ça fait peur au humains, et c'est là ou la magie fonctionne le mieux)
10 – TOUS CES PRECEPTES TU APPLIQUERAS !!
( pas moyen de passer outre, on t'a à l'œil ma petite !!)
NB : mais aussi :
sexy les ¾ du temps, tu seras...
sur un balai ou un dragon tu te déplaceras...
Ryan, tu largueras !!
etc... Tout ce que tu peux faire rimer en AAaaa »

J' en reste sur le cul !! Les allusions fréquentes à Ryan me disent que ce fichu grimoire et les esprits qui le guident, mettent à jour les fameux préceptes au fil du temps. J'ai la sensation vraiment, mais vraiment désagréable, d'avoir sur ma nuque un regard inquisiteur permanent ! Le grimoire se referme d'un coup sec et péremptoire. Une petite voix s'infiltre dans mon esprit...
- Te voilà prévenue ma petite !!

lundi 28 mars 2011

le grand Chambardement !


A-t-on idée de se que l'on peut entasser dans une maison durant six années lunaires ? Des trucs, des machins, des bidules... Un coup de cœur par ci, une impulsion par là.
          - Hooooo j'adore ça !! Comme ça ferait bien dans mon alcôve, sur ma cheminée, dans mon entrée...
Nid à merde oui !! ça ne sert à rien ! Au début, on l'époussète avec amour et quelques temps après (quand on doit l'emballer pour déménager), on se demande bien pourquoi on a acheté une merde pareille !!

Hé ben voilà, j'en suis là !! à ouvrir mes armoires les unes après les autres, à farfouiller dans tous les coins, à ausculter chaque objet pour savoir ce que je garde et emporte, et ce que je jette sans aucun état d'âme. Je ne parle même pas de mes armoires remplies de vêtements, aussi divers que les époques que j'ai traversé ! La tâche m'écrase, les bras m'en tombent. Après l'euphorie de la grande décision : Je change de coin ; le désespoir du : Houlalala quelle idée, j'ai eu ! Quel boulot en perspective !! me prend.
Et vas-y que je fais des tas : à jeter, à donner, à garder. Ferme et déterminée ! Aucun regard de compassion pour ce que je trie... Pourtant, mes mains ne peuvent s'empêcher de saisir d'un « amour » d'objet, et mon esprit de me susurrer...
            - Hooo, ça me rappelle ce fameux jour ou... Et puis, il y avait … Naaaan, je ne peux pas le jeter !
Que nenni, je jette ! Si je fais ça pour tout, je ne m'en sortirais jamais !!

Les cartons pleins s'amoncellent, j'ai fait appel à mes sorcières pour qu'elles viennent faire une brocante. Je pars, je pars, JE PARS !! J'abandonne non sans un certain regret ma chaumière paisible, mon étang où viennent s'abreuver les animaux de la forêt... licornes, trolls et sphinx, mes chênes centenaires dont un, ou je me suis retrouvé accrochée par le string suite à un vol en balai éméché ; pour un endroit un peu moins isolé mais tout aussi proche de la nature...

Mon nouveau coin de paradis est au pied d'une montagne, cerné par les moutons (à poil laineux... à poil... Oui je sais !!), et les aigles ; un coup de vent et les embruns viennent me lécher le visage, l'océan est à porté de balais. Une terrasse plein sud me promet des petits déjeuners enchanteurs (dès que cette foutue pluie aura cessée). Et surtout... surtout... ce qui ne gâche rien, je m'y sens bien !!

J'appelle à la rescousse, je compte sur mes amis de toujours pour le déménagement. Elorn mon dragon, Philibert, et Jack.
Jack se défile pour raison : d'être en Mer d'Azur en plein combat naval contre Barbe-Noire. Philibert a des soucis avec les petits et ma filleule fait déjà des siennes ; elle a décidé de faire découvrir l'apesanteur à toute sa famille ! Il ne me reste que Elorn...Qui fait la gueule quand il comprend que je vais le charger comme une vulgaire mule.
             - c'est indigne de ma profession de dragon ! Et puis ne serre pas trop les cordes... Ton coffre là, il me mâche le dos... mais arrête !! n'en mets pas tant !

C'est vrai que son vol est plutôt anarchique et maladroit ! Mon balai n'est pas mieux, des sacoches (d'où les queues de casseroles ressortent) pendouillent à ses côtés. Notre arrivée à ma nouvelle demeure fait sensation ! Un dragon chargé jusqu'aux yeux, une sorcière sur un balai bringuebalant, l'atterrissage est un poil chaotique (le terrain a un sérieux dénivelé) ; la fameuse malle sur le dos de Elorn s'ouvre dans un fracas, un coup de vent bien évidement se leva... Et de ma lingerie fine et sexy s'empara... Vol au vent de dessous affriolants !
Le décor est planté, les voisins savent désormais à qui ils ont affaire !!

Belzébuth mon chat, affole déjà les minettes de coin. Je sens poindre les regards mécontents, une remarque sur l'ombre inquiétante que Elorn fait en survolant ma chaumière, les bergers s'inquiètent pour leurs moutons. Hummm, mon humour taquin prend le dessus... Je vais attendre un peu avant de leur avouer, qu'il est végétarien !

La nuit est tombée, au sommet de la montagne déchiquetée, une lueur tremblotante... Mon esprit s'apaise, je ressens l'esprit de mes consœurs qui ont péries ici par le bucher. Je vais être bien ici ….


jeudi 17 février 2011

Valentin y es-tu ??


Et voilà que ça recommence, cette foutue journée de daube !! Même les zozios s'y sont mis, les tourterelles font leur ritournelles.
Hier soir, lors de notre réunion hebdomadaire de sorcières, mes copines célibataires grommelaient à tout va...
  • Journée de merde, fête de merde !
  • Je t'en ferais moi de la roucoulade, non mais regardes-les se lécher la pomme, à croire qu'ils attendent juste cette journée pour le faire !!
Une des plus virulentes, alla même jusqu'à proposer de pourrir cette fameuse journée à certains humains... Vengeance quand tu nous tiens. Dans le monde cruel des sorcières, ce ne sont pas les bouquets de fleurs que l'on nous jette le plus.
 
Je ne dis mot, mais consens. Mon cas serait plutôt à part. Si certaines de mes compagnes sont sans le mâle. Moi, j'en aurais un poil de trop, et ne sais vraiment lequel choisir. Et si je prenais (pour la soirée) celui qui aura le plus d'originalité ?? Tiens ! Voilà une idée quelle est bonne !! Promis, juré ! Je n'aurais aucun recours à mes potions, et sortilèges quelconques. Je planque même ma boule de cristal sous le matelas, pour ne pas être tentée. Du réel, rien que vrai (du bio quoi !).
 
Le premier qui se pointe, est mon gnome de voisin. Gominé de frais, l'haleine aillée, les aisselles auréolées... Une véritable ode à l'amour !
  • Hé voisine ? On se fait une bouffe ce soir ? Toi et moi dans le noir... Slllurrrp ?
Il en bave... J'ai des hauts le cœur rien qu'à l'idée. D'un geste ferme et décidé, je lui claque ma porte au nez. Peu de temps après, un livreur de fleurs se pointe à ma fenêtre.
  • Heuuuu. M'dame, j'ai un paquet pour vous !
Une pivoine rose accompagné d'un petit mot.
Trop occupé STOP pour me déplacer STOP pensées pour toi. STOP
Ryan.
Ce maudit mage, me fait encore faux-bonds, et je n'en suis même pas étonnée. Je n'attends plus grand chose de son cœur !
CATACLOP... CATACLOP... CATACLOP. Un bruit de galop résonne. Je jette un coup d'oeil curieux par ma fenêtre. Beau mâle sur fier destrier... C'est moi qui me mets à baver ! Mon esprit et mon corps se mettent déjà à imaginer...
  • Holà Manante ! Je cherche ma princesse de la journée...
  • Je suis là Prince Charmant !
  • Sic ? Toi ? Tu plaisantes, tu n'es guère mon idéal féminin, pire tu es rousse !
Mon sang ne fait qu'un tour, la magie au bout de mes doigts se met à crépiter...
  • CASSES TOI pov'CON ! Et vite fait, avant que je ne te transforme
    en étron !
Ma colère est à peine calmée, un frappé léger à ma porte résonne.
BRAOUM...BRAOUM... BRAOUM !! (le Valentin frappe toujours trois fois)
  • Hey Maïa sors de là ! Passes-toi une guenille qu'on aille se prendre une pinte à la Taverne des Rescapés de la Mer. J'ai envie de mater de la gueuse !
Je rêve !! Je reconnais la voix de Jack. Quand je dis, que ce pirate d'eau douce est un goujat de première. Il ose se présenter à moi en cette splendide journée (enfin elle était supposer l'être) pour aller voir des stripteaseuses dans un bouge du port.
Cette fois, c'est sûr... Je vais le tuer !! J'ouvre la porte à la volée, et en reste ébahie... Habillé de cap en épée, triturant son tricorne d'un air enfantin, le regard brillant et la moue humide, il se lance :
  • Heu... Ma belle, ma douce sorcière... En cette belle journée quasi-printanière, voudrais-tu être ma chevalière ? (??)
Derrière lui s'étale un parterre de rose et lys, dont l'odeur m'entête rapidement. Une envolée de Pinson se fait des buissons. Il a même songé à apporter une minette soyeuse (et surtout courageuse) à Belzébuth (mon chat toujours en rut).
 
Et que voulez-vous que je réponde à ça !! Ben Oui, je suis allée diner aux chandelles sur son galion. Tant qu'au reste de la soirée... Comme il dit si bien :
- C'est une autre histoire...