jeudi 1 juillet 2010

Potions et Chaudrons



Plan en contre-plongée dans le labo....




Juste un halo de bougie qui éclaire une cornue. Dans le coin gauche du cellier, un chaudron glougloute de monstrueuses promesses...Une odeur insoutenable empuantie la pièce.


L’homme au regard en coin, au nez poilu, et aux talonnettes étincelantes prépare encore un mauvais plan. Il stresse à mort, de grosses gouttes de sueur perlent à son front. Ça fait trois fois qu'il recommence cette potion, il n'a plus d'ongles aux doigts, tellement il se les ait rongés d'anxiété. Il y a un truc qui va pas, ça ne marche pas, et il ne trouve pas d'où ça vient.




Devant lui, son grimoire. Un grimoire aux pages raturées, percées. L'homme est procédurier, il compte, recompte, coche des ingrédients utilisés. N'empêche qu'après la dernière plume de corbeau rajoutée, les trois gouttes de dragons jetées ; le chaudron et Callaghan y ont laissés des plumes. Le plafond dégoutte encore de la potion gluante. Les « ploc-ploc » des gouttes qui tombent sur le sol résonnent. Les araignées du coin gisent sur le dos, les pattes raides, elles n'ont pas survécus à la puanteur de la potion. Pour la énième fois, il reprend la lecture de la recette...


"- 3 gouttes de sang de dragon,


- 1 plume de corbeau aveugle,


- 5 cuillerées d'ongles de pied desséchés,


- 1 jus de citron pressé entre les cuisses,


- 3 cheveux d'un vampire assassiné une nuit sans lune (à mains nues),


- 1 goulée de rhum ambré (15 ans d'âge pas moinsssss)


Faire macérer durant quinze jours, filtrer à la pleine lune, mettre à chauffer dans une cornue consacrée un premier mai pluvieux, rajouter deux gouttes de sassafras, porter une étincelle, faire refroidir et faire boire en lisant la formule..."


- Ben je vois vraiment pas ce que j'ai pû oublier ? tout fonctionne jusqu'aux gouttes de sassafras. C'est frelaté ou bien ?




Bruits de bouteilles qu'on entrechoque, papier qu'on froisse. Bling !


- Hé merde !


Une dernière goutte tombe sur la chandelle "Ploc", l'obscurité se fait.

jeudi 24 juin 2010

news

Alors que le tome 1 va bientôt être sous presse...
Le tome 2 "le Grimoire des Anciens" est bien entamé, et promet "dixit" des lecteurs privilégiés (bande de veinards !) d'être un grand cru !!
On y retrouve nos fameux compagnons... Philibert, Ryan, Callaghan, Elorn, Nanette et bien d'autres encore.. Ha oui et le loup aussi (mais qui est-il ?)

Allez, ne boudez pas ! Je vous mettrais (promis, juré) quelques extraits en ligne, histoire de vous faire découvrir de quoi il retourne... Et l'on va continuer les interludes, historettes avec nos principaux acteurs.

Vous trouverez aussi, un lien qui va sur la page "fan" de Sort-Céleri, sur facebook. Il faut bien que je me modernise un peu, et me décide enfin à sortir la tête de mon chaudron, pour naviguer sur la toile...

Bonne balade, amis sort-céliers et sort-célières !
ps : il suffit de cliquer sur le titre "news" pour se retrouver sur la page Facebook (ha c'est beau la modernité....)

dimanche 20 juin 2010

Sale temps pour une sorcière !


La rage aux dents, je m'avance vers lui et bade de la goule ! Ha ben, il n'hésite pas longtemps pour me fourrer ses grosses paluches dedans ! Et que je te tapotes sur celle du fond, que je grattouilles celle de devant, on dirait bien qu'il veut jouer du xylophone. Je n'en finis plus de faire des :

- Hummfphr !! gnaiiiie ! Gna fait gnal là !


Oui, bon, on a beau être sorcière, connaître mille et un sortilèges, avaler X potions pour tout et rien ; on n'en est pas moins sujette au mal de dents. Et comme pour vous simple mortel, on est bien obligé de passer dans les pattes d'un docteur ès dents. Et moi c'est pas ma partition préférée.


Autant, même pas peur d'affronter un Callaghan ou deux,,, Autant le dentaman, il me colle une trouille monstre ! Et son plateau d'objets de torture ne m'en rassure pas moins !


Sait-il seulement ce brave homme (car je ne doute pas qu'il soit somme toute brave), combien il peut être détesté, mettre pire frousse que le croque-mitaine ?




Déjà petite, maman (pourtant si douce) me traînait de force, en me promettant monts et merveilles chez le dit-homme (un dentaman aussi, mais plus pervers). Celui-ci un rien névrosé, ne souriait qu'en me voyant arriver et m'entendant hurler de désespoir, avant de geindre de douleur... Et en avant pour un combat d'une heure, ça commençait invariablement par des menaces :


-Ouvres la bouche ?


-Gnon !


-Ouvres la bouche, te dis-je, que je te soignes !


-Gnon !


Maman était obligée d'intervenir rapidement, sous menace que la séance se prolonge au-delà de la bienséance... Un jour, lors d'un rendez-vous plus agité et douloureux qu'un autre, il fit foin de mes hurlements de douleurs, de mes gigotements et soubresauts ; et voulut m'attaquer une molaire rebelle, La douleur se fit plus intense sous ses pinces (l'infâme m'avait refusé une potion calmante), et ce qui devait arriver se révéla...


Ma mâchoire sur ses précieuses mains se referma, Clac !


- DEHORS ! J'veux PLUS jamais te revoir, sale petit sorcière mesquine !!


Ma guerre contre eux, dura de longues années, jusqu'à un jour béni ou par rage de dents oblige, pleurant à fendre l'âme, me tenant les joues, la mâchoire... Je me retrouva nez à nez avec un dentaman du feu de Dieu ! Hormis ma trouille toujours aussi présente... Comment dire ? cet homme bénit des Chaudrons, au regard si bleu, au sourire si doux et aux mains si expertes (hummmm... Ses mains !), me réconcilia un temps avec ses fichus soins dentaires. Presque (je dis bien presque) un vrai bonheur que de s'installer dans son fauteuil, et d'ouvrir grand la bouche pour qu'il farfouille allègrement dedans, Au moins, j'avais le temps de détailler son visage, me perdre dans son regard et éventuellement d'envisager le goût d'un de ses baisers.


Ho ça va hein ! On fait ce qu'on peut pour s'occuper l'esprit, lors de ces séances de tortures !


Hélas, trois fois hélas !! Ce bonheur là, ne dura pas ! Non pas qu'il avait réussi à tout me soigner (nan... nan... c'est un chantier sans fin), mais je dus m'expatrier de ma contrée...


Et là, bien évidement après quelques années de tranquillité relative, le mal aux dents revient. Un nouveau dentaman se profile à l'horizon... Le regard grave, le geste patient et averti. Même si je ne fantasme pas sur son visage.... Au moins, je me dis que je suis peut être entre de bonne mains !

lundi 14 juin 2010

un an déjà !!


Alors ça y est !! Maïa Luna est née sous ma plume, il y a un an déjà. Un certain Pirate y était pour quelque chose d'ailleurs... Haaaa sacré Jack !

"-Trouve toi un personnage et écris son histoire, tu peux le faire ! Il suffit juste de croire en toi".

Au final est arrivé ceci :

Petit brin de sorcière, un peu à l'ouest, un peu légère. Mademoiselle fait ce qu'elle veut, quand cela lui chante... Et ça lui chante souvent !!
Comme dirait si bien Philibert : "Elle a limite le feu au..., la petite !", Stélaphie en profiterait pour rajouter un commentaire bien senti. (t'as pas le droit ! n'oublie pas que je suis la marraine du petit trésor !)

Et ça donne aussi que dans quelques mois... Ben... Notre petite Maïa elle sera exposée aux regards plus ou moins curieux des lecteurs. Elle deviendra un vrai livre à part entière !! Il y aura aussi Moult(s) Surprises...

Joli cadeau d'anniversaire non ?

Tendrement à tous !!
(meuh nan, suis pas saôule !! juste en phase toute douce ! rhâââ ça vous change hein ?)

dimanche 30 mai 2010

Pleine Lune


Comme à chaque fois que la lune se fait pleine, ronde comme une balle, je la marque ! Colères et sautes d'humeur diverses et variées, mes compagnons ont plutôt intêrés à bien se tenir...
Cette nuit n'est pas coutume, j'innove quelque chose de nouveau. Un remède vieux comme le monde que m'a légué un ami indien. Je mâchouille allègrement une herbe au goût immonde (et le mot n'est même pas assez violent) qui me soulève l'estomac...Beurkkk ! Immonde... peut être que le mot infâme serait plus approprié.

Ce qu'il ne faut pas faire pour vivre une expérience hors du commun. Je déglutis à grand peine pour réussir à avaler cette purée qui me laisse un goût amer et acide. L'impression de perdre mes dents, et que mes gencives saignent est tellement présente que je passe ma langue dessus pour m'assurer que tout est bien à sa place. Pas le moment de faire un sourire, sous peine d'avoir les chicots verts.

Isolée au calme dans ma clairière, au pied de mon vieux chêne. La pluie vient de cesser, les nuages s'effilochent pour laisser apparaître la lune rebondie, elle me semble chargée de lourdes promesses.
Je m'allonge à plat ventre sur l'herbe, malgré le goût encore présent dans ma bouche, j'arrive à me détendre, et me laisser envahir d'une douce torpeur. Je frémis, soupire et m’étire. Ma peau me picote comme si des milliers d’aiguillons me transperçaient la peau. Mes sens sont en éveil. je ressens de drôles de sensations. Mon esprit ne volète plus d'un sujet à l'autre, mais reste aux aguets... Comme dans l'attente.
D'abord imperceptible, le moindre frémissement de feuilles, la moindre goutte d'eau qui tombe d'une feuille vient à me oreilles. Le bruissement de la brise dans les roseaux.
En entrouvrant la bouche, et passant la langue sur mes lèvres, j'aspire et goûte les saveurs de la nature. Le goût humide et minéral de la terre, sucrée l'envolée d'odeur de l'acacia. Une odeur particulière me fait remuer le nez. Une saveur de sauvage... De gibier !

Un grondement sourd et profond se fait entendre... je tends l'oreille... ça reprend, je m'aperçois que ça vient de ma gorge.
Je m'étire de tout mon long, le vent court le long de mes membres et me fait frissonner. L'impression d'être entièrement recouverte de fourrure. Je me lève... Pour me trouver à quatre pattes. Je chancèle. Pas très à l'aise du tout dans le mode quatre pattes. Pourtant sous ma peau, je sens mes muscles roulés. Mazette ! je ne me savais pas si musclée !! Autant continuer l'expérience jusqu'au bout. Je m'avance une patte après l'autre. Bon ça à l'air de tenir. je m'engage dans un sentier, en accélérant de plus en plus la cadence. Je me laisse griser par la puissance que j'ai dans les pattes(?), je bondis allègrement au dessus des obstacles en travers de mon chemin. je fais un dérapage contrôlé des pattes et retourne auprès de l'étang, ne serait ce que pour m'y mirer un coup, voir juste ce que je suis devenue...
Une louve au pelage roux et aux yeux verts !! J'y crois pas !! Et j'ai une envie irrépressible qu'il faut que je contente au plus tôt. Je repars à fond de train pour gravir la colline et me percher sur la roche la plus haute. Me voici assise sur ce rocher, face à cette lune ronde qui me sourit. Je hurle à la mort, y mettant toute mes tripes et mon cœur... Des larmes de joie mêlées à une profonde mélancolie se mêlent sur mon museau...

Au petit matin, je sais que la lune a tenue ses promesses !! Gueule de bois épouvantable ! Courbatures atroces sur tout le corps ! Le soleil me fait un vilain clin d'œil qui secoue mon mal de crâne lancinant. Un vague souvenir me taraude. Je m'examine sous toutes le coutures. Tout est là. Jambes, bras. Je passe mes mains sur le visage, j'ai l'air d'avoir repris un air humain. Faut absolument que je me souviennes du nom de cette fichue plante !

dimanche 23 mai 2010

Rébellion !


Cette petite m’épuise, elle m’use… je n’en peux plus…
Cinq mois ?! Cinq mois qu’elle est née et qu’elle me colle ! Je ne peux plus m’en dépêtrer, si j’ai le malheur de m’éloigner, elle se met à brailler comme un veau. Mes jours et mes nuits lui sont dévouées… Non…Non… je dois plutôt dire sacrifiées !
Ha et puis ça y est !! ça attrape tout, ça goûte à tout, ça pia-piate, ça chouine !!! ça me casse mes oreilles si sensibles !
Cinq mois que je suis au garde à vous, à surveiller la précieuse chose…
Ça pousse vite, et c’est pleins de conneries à cet âge là. C’est pire que pour ma gamelle de croquettes ou de lait, faut avoir l’œil sans arrêt dessus…

Il faut dire qu’elle est précoce la petite, on le sait qu’elle a un don, elle en fait déjà l’étalage !! Mam’zelle rampe déjà, et plus vite que son ombre encore de mieux. J’ai assez à faire à la rattraper par le fond de culotte et de la ramener vite fait jusqu’à son parc.
Maïa lui a bien offert un dragon en peluche,histoire de l'occuper un peu et qu'elle me lâche la bride, mais la petite fait ses dents dessus hardi petit…Et puis le dragon, Emy a décidée à lui faire apprendre à voler, elle le jette dans tous les sens et me regarde fixement jusqu'à ce que j'aille le lui ramener... Me voilà à jouer le rôle du chien à sa fifille !
Non mais je vous jure... J'EN PEUX PLUS !!
Tiens parlons-en de Maïa ??!! Alors celle-là… la prochaine fois que je fais des petits, je lui en garde une portée !! La bourrique hein!! Cinq mois qu’elle m’a abandonnée à mon triste sort, cinq mois que je gère un monstre en lange et deux chenapans qui en veulent à ma queue et à mes moustaches… Sans compter ce grand steak de Philibert qui veut sans cesse me faire des papouilles ! Mais....Suis pas un chat de salon MOI !!! Dès qu'il s'approche trop près de moi, je suis obligé de me défendre à coups de griffes et feulements, le seul avantage qui en ressort, c'est que ça faite rire la petite aux éclats.

Cinq mois que je n’ai pas vu l’ombre d’une minette, je ne sais même plus ce que c’est que de miauler à la lune… Mon poil se ternit, mes moustaches sont en berne (enfin ce qu’il en reste puisque le petit amour tire dessus avec joie…) Et puis je ne parle même pas de mes baloches qui auraient une sale tendance à trainer par terre, d'ailleurs le jeune Nathan en a fait un terrible jeu - surtout pour moi, il veut à tout prix shooter dedans. Ce gamin est un psy-chapatte !! Il a décidé de me faire devenir chat castra !
Il n'y a que la douce Stélaphie qui me comble de douceurs et de pâtées affriolantes, il va falloir que je surveille attentivement ma ligne de chat de compète, parce qu'à ce compte là, je vais finir gras comme une loche.

Bon, elle revient quand Maïa ??? Si ça se trouve elle s'est trouvé d'autres animaux de compagnie, l'ingrate !

mercredi 12 mai 2010

Vol plané


Je suis debout... Face à l'horizon, le cheveu dans le vent, que dis-je... La tignasse emberlificotée par les bourrasques...
Je suis sur la brèche, tout au bord, du bord du vide. En me penchant un peu, j'aperçois les rochers acérés en contrebas. Les vagues viennent s'y fracasser à grands coups de buttoir. Un frisson me parcoure l'échine, tout doucement j'écarte les bras, Mes mains se sont ouvertes, et le vent s'enroule autour de mes bras, plaque le long de mon corps mes vêtements. Une bourrasque plus forte que les autres me coupe le souffle. IL faut que je me décide maintenant. Je suis forte ou pas !! Dans mes oreilles, le murmure d'Eole :
- Tu peux le faire...
J'aspire une goulée d'air iodée, un coup d'oeil à droite et à gauche... Personne ! C'est le moment ou jamais. Autant ne pas
se rater ! J'avance d'un pas, me mets sur la pointe des pieds, m'étire de tout mon long et me jette dans le vide.
L'impression de planer, de voler, impression de liberté. Des larmes s'échappent de mes yeux pour se perdre dans ma chevelure. Je n'ose sourire de toutes mes dents, de peur d'avaler un moucheron... Ou que sais-je de percuter une mouette paumée. ( Moi et mes frousses à la manque)

Au moment ou je tends les bras et m'apprête à siffler, je me sens percuter au niveau des genoux, passe cul par dessus tête et me retrouve sur un tapis de mohair... Volant ! Comme conducteur un petit bonhomme brun entortillé d'un turban bleu. Mais qu'est-ce qu'il fout là lui ? Il m'a foutue en l'air mon magnifique saut.
- ça va mamz'elle ? t'y n'as pas de mal ? Faut pas faire ça mam'zelle...
- Non, mais je rêve ? de quoi je me mêle ?
- Et pourquoi t'y veux sauter, elle est pas belle ta vie ?
J'en reste comme deux ronds de flancs.. Mais y croit quoi lui ? que je voulais attenter à ma vie ? Meuh nan ! Suis pas assez courageuse pour ça, il plaisante non ?
- Mais si, elle est belle ma vie...
- Alors pourquoi t'y jeter dans le vide. T'y es malade ? j'y comprends pas...
- STOP.... Je t'explique, j'ai pas voulue me tuer du tout... Je m'exerce.
- Mais t'y a pas de parachute...
- Nan ! Mais j'ai un balai !
- Ben t'y l'a oublier en sautant, parce que là, t'y es toute seule !
Malgré moi, je me pète un fou-rire, je me mets à sa place, c'est vrai que voir une barjot sauter du haut de la falaise de la mort, et jurer sur tous les diables qu'elle ne voulait pas se donner la mort, c'est un peu gros à avaler. J'ai beau lui expliquer mon petit exercice, une fois, deux fois, il ne comprend pas...
- Ecoute ! Ramène moi au bord de la falaise et je te montre... Mais promets moi de ne pas intervenir.
- Chais pas, c'est pas bien d'y jouer avec sa vie comme ça.
Après bien des palabres, à force de gesticulations, je réussies à lui faire entendre raison. Il me ramena en douceur et tout confort (épais le tapis... genre douillet) sur le bord de ma falaise. Bon, c'est pas tout ça, mais il faut que je me recentre, décompresse, et me recompose. Grand vide en moi, j'appelle à moi les éléments. A la rescousse Eole, portes moi encore une fois. Je sens mon sauveteur sur le qui-vive, un poil aux aguets. Je souries en coin...

Une impression de déjà-vu, sur ma brèche les bras en croix, le monde devant moi. Je m'élance, me lance, l'air me porte, je plane littéralement. Je me laisse griser par cette impression, mes genoux se rapprochent et se love contre moi. Un coup de sifflet, un courant d'air me déporte un peu, je le sens glisser sous moi. Mes mains s'y accrochent, m'y voici assise.
YESSSS !!! J'ai réussie mon coup !! Mon sauveur improvisé m'a rejoint et vole à mes côtés, complètement éberlué.
- Alors là, si j'y m'attendais ...
- Tu vois je te l'avais bien dit !
- Et ça fait longtemps que t'y fait ça ?
J'éclate de rire. S'il savait vraiment...
- Non, d'habitude je m'entraine du haut d'un chêne, mais je voulais voir si de plus haut, c'était possible...
- J'y crois pas dans mes yeux, s'y jeter dans le vide tout ça pour s'asseoir sur un balai... T'y peux pas décoller directement du sol?
Il secoue la tête en levant les yeux au ciel. C'est sûr il me prend pour une folle.
- Et si t’y sais plus siffler hein ?
Là ?! Il me coupe la chique !