dimanche 27 février 2011

Une sorcière sympa et bien de son temps

Une sorcière sympa et bien de son temps

Frédérique Pinson-Ibarburu a écrit les aventures de Maïa-Luna, sorcière exubérante, volage et bien dans ses baskets. photo D. G. (SUD OUEST du 25 Février 2011)

 
Frédérique Pinson-Ibarburu est une jeune femme plein d'enthousiasme et qui aime aller au bout de ce qu'elle entreprend. Après une vingtaine d'années passées dans la grande distribution, ce qui ne l'épanouissait pas vraiment, elle est revenue à ses premières amours, la création - elle est décoratrice de formation -, et plus particulièrement l'écriture. Habitant à Besingrand depuis 2007 mariée à un Basque, elle vient de publier le premier tome d'un conte fantasy « Sort-Célery, Maïa-Luna la quête ».
Ce livre, elle a mis un an pour l'écrire, en publiant des passages sur son blog (1) « pour tester », dit-elle. «L'accueil reçu m'a encouragé à continuer et, ensuite, à chercher un éditeur. » Ce sont les éditions Baudelaire qui la publient depuis novembre dernier (2). « Sort-Céleri » est l'histoire d'une jeune sorcière, Maïa-Luna, un peu « fofolle », un caractère bien trempé, des mœurs légères et n'hésitant pas à jouer de ses charmes pour tout balayer sur son passage. « Maïa, vit avec son temps, elle a même sa page Facebook ; c'est un peu moi à la rousseur près mais je suis plus sage qu'elle quand même », plaisante l'auteure. Parallèlement à cette publication, Frédérique qui a de la suite dans les idées, a déposé sa marque « Sort-Céleri » pour pouvoir en exploiter les produits dérivés qu'elle crée également, aquarelles, cartes et surtout une gamme de bijoux très originaux. Et comme cela ne suffit pas, cette infatigable créatrice est déjà à l'ouvrage pour écrire le tome II !
(1) http://sort-celeri.blogspot.com. Renseignements au 06 24 37 24 42. (2) Les points de vente où l'on peut trouver « Sort-Céleri » : Auchan La Couronne (16), Libraire Elkar - Bayonne (64), Virgin Mégastore - Bayonne (64) fnac.fr, amazon.fr et chapitres.fr. - Tarif : 15,50 €.

mercredi 23 février 2011

TAILLER UN COSTARD A CALLAGHAN


On a tous son emmerdeur de première, son grain de sable qui enraye la machine bien huilée, le bout de coquille d'huitre qui fait grincer des dents. Bref, le gros chieur de service qui pourrit la vie des autres.

Moi le mien (enfin pas que) c'est l'immonde Callaghan, le grand décideur injuste et intransigeant qui éructe ses ordres, balbutie des anathèmes à longueur de journée à celui qui veut bien les entendre (ils deviennent rares... Très rares).

Haaaa le beau métier que le sien !! Mage suprême de la cadence infernale qui annihile tous sentiments amicaux que l'on pourrait avoir l'idée, ou l'envie de ressentir pour lui.

Le matin il doit choisir son costume (de con) dans la penderie avec soin ; pour savoir si bien donner l'envie de fuir à son avancée. La fameuse grande toge violette... De grandes poches sur les côtés, dans lesquelles il loge les conneries les plus diverses :
entretien salace avec une magicienne,
    • Tu veux de l'avancement ? Ben faut voir !! T'es prête à tout ?? Vraiment tout ? Edouaaaard ?? Mon fouet !!
amendement sur vols direct en balais
    • Vous prendrez désormais des navettes les gars !! Z'êtes pas payé pour avoir un balai chacun ! Quoi ? Ça moufte dans les quartiers... Vous marcherez !
pénalités de retard pour celui qui n'aura pas rendu son rapport à J-2 secondes 

            Comment ça je te l'ai demandé ce matin ? Qui s'est le chef ?

Un soupçon de rembourrage dans le dos pour amortir la joie avec laquelle il se jette en arrière sur sa chaise après avoir copieusement injurié le premier magicien qui entre dans son antichambre pour soumettre une idée (lumineuse).
Sans oublier ses fameuses talonnettes qu'il sait si bien entrechoquer pour en faire sortir des étincelles et prouver ainsi son mécontentement. Disons surtout qu'il ne supporte pas d'avoir à lever la tête et encore moins les yeux, pour toiser (ha ben non, ça il peut pas), pour vriller son regard dans celui d'un subalterne ! Et pour parachever la tenue le spectaculaire chapeau violet sous lequel il cache les trois poils qui lui servent encore de cheveux (gras et tous collants.... Beurk).

Mais que prend-il donc à son petit déjeuner ? Du café ? Avec quoi le
relève-t-il ? De la fiente de Mouette ? Un soupçon de bave frauduleuse de vampire ? Nous supposons même que la cuillère frémit rien qu'à l'idée de plonger dans la tasse et outrage à l'argenterie finir suçotée par sa bouche. (Je laisse mon imagination courir pour avoir l'image de cette pauvre cuillère toute pantelante qui réclame grâce sur un coin de table. La tasse ne peut rien faire de mieux, tant que l'haleine du Grand Inquisiteur de sa cruauté n'a pas pris le large.)

Sur le chemin qui le mène au siège de la connerie féconde, il doit se passer en boucle, les âneries qu'il va pouvoir déballer à ses fidèles. Les ordres puis les contres-ordres qu'il va jeter aux uns, puis aux autres.
Il se frotte les mains à l'avance des discussions sans fin qu'il va occasionner par une de ses insipides décisions (insipides certes... Mais qui fait chier tout le monde).
Sur la mappemonde qu'il a sur son bureau, il rajoute des épingles partout ou il est passé et que l'herbe a trépassé.

Dans sa main de fer (moite, il va finir par rouiller), il pense tenir tout son petit monde... Mais la révolution gronde. Ses mages un à un se font la tchave et rejoigne ma cause.

CALLAGHAN ACCROCHE TOI A TON CHAPEAU... ON AURA BIENTÔT TA PEAU !!

jeudi 17 février 2011

Valentin y es-tu ??


Et voilà que ça recommence, cette foutue journée de daube !! Même les zozios s'y sont mis, les tourterelles font leur ritournelles.
Hier soir, lors de notre réunion hebdomadaire de sorcières, mes copines célibataires grommelaient à tout va...
  • Journée de merde, fête de merde !
  • Je t'en ferais moi de la roucoulade, non mais regardes-les se lécher la pomme, à croire qu'ils attendent juste cette journée pour le faire !!
Une des plus virulentes, alla même jusqu'à proposer de pourrir cette fameuse journée à certains humains... Vengeance quand tu nous tiens. Dans le monde cruel des sorcières, ce ne sont pas les bouquets de fleurs que l'on nous jette le plus.
 
Je ne dis mot, mais consens. Mon cas serait plutôt à part. Si certaines de mes compagnes sont sans le mâle. Moi, j'en aurais un poil de trop, et ne sais vraiment lequel choisir. Et si je prenais (pour la soirée) celui qui aura le plus d'originalité ?? Tiens ! Voilà une idée quelle est bonne !! Promis, juré ! Je n'aurais aucun recours à mes potions, et sortilèges quelconques. Je planque même ma boule de cristal sous le matelas, pour ne pas être tentée. Du réel, rien que vrai (du bio quoi !).
 
Le premier qui se pointe, est mon gnome de voisin. Gominé de frais, l'haleine aillée, les aisselles auréolées... Une véritable ode à l'amour !
  • Hé voisine ? On se fait une bouffe ce soir ? Toi et moi dans le noir... Slllurrrp ?
Il en bave... J'ai des hauts le cœur rien qu'à l'idée. D'un geste ferme et décidé, je lui claque ma porte au nez. Peu de temps après, un livreur de fleurs se pointe à ma fenêtre.
  • Heuuuu. M'dame, j'ai un paquet pour vous !
Une pivoine rose accompagné d'un petit mot.
Trop occupé STOP pour me déplacer STOP pensées pour toi. STOP
Ryan.
Ce maudit mage, me fait encore faux-bonds, et je n'en suis même pas étonnée. Je n'attends plus grand chose de son cœur !
CATACLOP... CATACLOP... CATACLOP. Un bruit de galop résonne. Je jette un coup d'oeil curieux par ma fenêtre. Beau mâle sur fier destrier... C'est moi qui me mets à baver ! Mon esprit et mon corps se mettent déjà à imaginer...
  • Holà Manante ! Je cherche ma princesse de la journée...
  • Je suis là Prince Charmant !
  • Sic ? Toi ? Tu plaisantes, tu n'es guère mon idéal féminin, pire tu es rousse !
Mon sang ne fait qu'un tour, la magie au bout de mes doigts se met à crépiter...
  • CASSES TOI pov'CON ! Et vite fait, avant que je ne te transforme
    en étron !
Ma colère est à peine calmée, un frappé léger à ma porte résonne.
BRAOUM...BRAOUM... BRAOUM !! (le Valentin frappe toujours trois fois)
  • Hey Maïa sors de là ! Passes-toi une guenille qu'on aille se prendre une pinte à la Taverne des Rescapés de la Mer. J'ai envie de mater de la gueuse !
Je rêve !! Je reconnais la voix de Jack. Quand je dis, que ce pirate d'eau douce est un goujat de première. Il ose se présenter à moi en cette splendide journée (enfin elle était supposer l'être) pour aller voir des stripteaseuses dans un bouge du port.
Cette fois, c'est sûr... Je vais le tuer !! J'ouvre la porte à la volée, et en reste ébahie... Habillé de cap en épée, triturant son tricorne d'un air enfantin, le regard brillant et la moue humide, il se lance :
  • Heu... Ma belle, ma douce sorcière... En cette belle journée quasi-printanière, voudrais-tu être ma chevalière ? (??)
Derrière lui s'étale un parterre de rose et lys, dont l'odeur m'entête rapidement. Une envolée de Pinson se fait des buissons. Il a même songé à apporter une minette soyeuse (et surtout courageuse) à Belzébuth (mon chat toujours en rut).
 
Et que voulez-vous que je réponde à ça !! Ben Oui, je suis allée diner aux chandelles sur son galion. Tant qu'au reste de la soirée... Comme il dit si bien :
- C'est une autre histoire...

dimanche 6 février 2011

Être au masculin

                                                
    • 4 gouttes de coloquinte
    • 2 plumes de corbeau blanc
    • 5 grammes de poudre de marlinfrinfrin
    • 1 ersatz de tabac,
    • ½ cuillère à soupe de sueur de Yeti
    • touillez avec les doigts, renifler comme il faut, y jeter une allumette et prendre en fumigation.

Oui, je sais, c'est guère ragoutant comme potion, mais que voulez-vous à la guerre comme à la guerre. S'il faut en passer par là pour comprendre ce que c'est qu'un homme. Je me jette dans cette incantation à âme perdue

              - Qu'à la lueur de la lune,
              j'oublie que je sois une,
              Pour qu'un, je deviens,
             Et que mon esprit soit sien.
Me voici attablé dans un vieux bistrot. Dans mon corps tout se transforme, mes épaules et mon torse deviennent carrés, mes muscles saillent sous mon tee-shirt. Je sens mes cuisses doubler de volume. Je jette un coup d'œil inquisiteur sur mon reflet qui se projète sur la fenêtre.
            - Ha ouais quand même !! Pas mal le mâle !

             J'ai accepté ce deal sauvage, lors de ma dernière visite à un vieil ami, qui ne comprenait pas ce qu'attendaient les femmes de lui. Charmeur au possible, gueule d'ange. Ce dernier abusait sans complexe de son charme et accumulait les conquêtes les unes après ou pendant les autres.
                 - Mais vous êtes quoi au juste vous les femmes ??? Vous nous dites un coup blanc, un coup noir. Dès qu'on pose les jalons de ce qu'on attend de notre histoire vous êtes OK, puis après c'est jamais assez !
Durant son monologue, j'observe mon vieil ami, sous son air bravache et malicieux, je sens le désarroi..
                - C'est vrai quoi ? Moi je les préviens, je leur fais des CDD de 3 mois, elles sont au courant, je ne donne que ce que je veux, ce que je suis ! Et, le pire c'est qu'elles sont toutes d'accord... Elles me clament bien haut qu'elles veulent garder leur indépendance, leur libre arbitre.
Je souris, malgré toutes ses conquêtes, il connait bien mal la femme et ses désirs les plus profonds... Mon statut féminin m'empêche d'intervenir et de prendre la défense de ma cause. Je sais d'emblée ce qu'il va rajouter.
                 - Et, puis ça ne rate jamais, je ne suis pas assez présent, je n'envoie pas suffisamment de messages, pas de fleurs, pas de cadeaux, de mots doux... Que je ne les prends que pour des objets. Qu'elles veulent une vraie relation, vivre avec moi...là tout de suite juste après quinze jours !!
C'est plus fort que moi, j'éclate de rire... Comment ne pas se reconnaître dans sa description des désirs de la femme. L'attente perpétuelle d'un appel, d'un sourire. S'empêcher de vivre normalement de peur de rater LE message qui nous donnera la pêche pour la journée entière !! Se désoler, se morfondre, se lamenter quand on pense être oublié ou délaissé... Toutes ses sensations que j'ai tellement connues, même sous mes airs de ne pas y toucher et de clamer ma liberté. Mon ami, me regarde une dernière fois avant de partir.
                - Je te jure ! C'est hyper contraignant une femme ! Pire qu'un animal de compagnie ! Et en plus ça parle !!
                - Dis-donc t'exagères pas un peu là ?! Je vais te faire une confidence... Une femme ne vit que pour être aimée !! C'est son plus grand désir, sa plus belle joie...
                - Fais-moi plaisir Maïa... Deviens un homme une journée, et comprends moi !

                 L'homme attend sa dulcinée, trois jours qu'il ne l'a pas vu. Leur dernière entrevue était une nuit de débauche, où même les draps ont eu du mal à s'en remettre. Il sourit à ce souvenir.
Elle arrive et s'attable auprès de lui, le dévorant des yeux. Attendant de sa part un mot doux, une déclaration... Elle oscille entre la tendresse, l'envie de lui caresser le visage et celui de lui rentrer dedans en l'insultant et le traiter de goujat, de salaud !!
Elle se lance dans un long monologue de jérémiades, de plaintes, de non attention à personne amoureuse... d'attentes non assouvies !!
Il ne dit mot, savoure d'un regard gourmand la femme qui dans ses bras s'alanguit. Les mots doux, les fleurs, les cadeaux, il s'en fout comme d'une guigne ! Il ne croit que ce qu'il ressent au fond de son coeur. Il est prêt à tout lui donner avec ses mots à lui, ses gestes...
Mais bon sang-de-bois, qu'elle arrête de se plaindre, de geindre, de pialler ! Ne peut-elle juste savourer le moment présent qui les portera vers d'autres émotions plus intenses....

                Le sortilège s'évapore. J'en ressors totalement épuisée !! Comprendre un homme et une femme en même temps, quelle horreur !! A qui je donnes tort ou raison ?! Je ne saurais vous le dire... Deux corps, deux entités, deux façons de penser !! Mon esprit s'envole... Mâge y-es-tu ?

mercredi 19 janvier 2011

LA LUNE DU LOUP


Un frisson glacial me parcourt le dos de bas en haut. Sur mon échine, les poils se dressent. Une prémonition inquiète me traverse un temps l'esprit. Serais-je donc en danger ? Dans cette nuit illuminée par la plus pâle des lunes de l'année, j'attends patiement que mon heure arrive. Abritée, dissimulée sous un épais fourré,je dresse l'oreille au moindre bruissement de la forêt. il est dit tellement de légendes sur cette nuit...

Que même une sorcière aguerrie s'en méfie !

La lune du Loup, la nuit la plus redoutée des humains et des bergers... Autrefois, les loups à cette époque lors de grands froids sortaient des bois pour se rapprocher des maisons à la recherche de nourriture...
Ce sabbat ne sera pas comme les autres.
Point de chaudes retrouvailles, ni de belles ripailles. Au fin fond de l'hiver, c'est un sabbat solitaire.

Celui que toute sorcière doit accomplir lors de cette lune blafarde. La communion avec les éléments, laisser vagabonder son esprit jusqu'à rencontrer celui du Loup. Se laisser envahir par sa soif de liberté, par l'esprit de la meute.Mais des loups ici, il n'y en a plus guère. La bêtise a fait que un à un, on les a éliminés. La peur de la bête, nous a rendu faible, et plutôt que de les comprendre, on les a éradiqués ! ça va être coton pour mon sabbat...

Malgré le froid qui s'empare de mes membres et me laisse à demi engourdie, je reste vigilante sur ce qui m'entoure. Loin de moi l'idée, de me faire surprendre par le fauve... Tous mes sens sont en éveil. Je laisse glisser mon esprit, mon ouie se fait plus fine, au delà du vent dans les branches, je distingue le pas pesant d'un cerf et la chasse d'une chouette. Jusqu'à mon nez vient flotter l'essence humide de la mousse. La lune poursuit son chemin dans le ciel polaire et étoilé. Cette attente, me ronge les sangs. Mon loup sera-t-il au rendez vous ? Pour tromper mon impatience, dans mon esprit je fredonne la célèbre comptine..."Loup y es-Tu?"

La peur qui sourdait en moi, se fait plus violente, plus présente. Mon corps se tend comme une corde prête à rompre. Je sens une présence. Un esprit rôde jusqu'à m'effleurer. J'essaye en vain de me détendre. Un craquement léger sur ma droite se fait entendre. Un halètement court, preuve d'une course résonne à mes oreilles. Il est là, devant moi !

Ce corps superbe fait pour la course, la chasse. Les oreilles sur le qui-vive, le regard affuté. Cette fourrure grise dans laquelle j'ai envie de glisser mes mains. Je sourie, je savoure... Il vient s'allonger devant moi, le museau entre ses pattes, son regard vert planté dans le mien. Le temps s'est arrêté. je n'ose bouger, lui parler, le toucher.

Une brume légère s'élève de son corps. Au fur et à mesure qu'elle s'élève, elle prend l'apparence d'un corps, un visage se dessine. Il me rappelle étrangement quelqu'un. Dans mon esprit, la voix s'élève :

- Maïa... Je suis là ! Mon âme est liée à toi à tout jamais. Tel Merlin en a décidé. Durant cette lune uniquement, nous pourrons nous lier, mon esprit de loup et d'homme ne font qu'un.

Le loup de Merlin, Mon Loup...

Mon sabbat est terminé. Pour le revoir, et de nouveau l'aimer, je vais devoir attendre une année.

jeudi 13 janvier 2011

L'enfer de l'armoire...

L'enfer vous connaissez ? Vous savez le truc brûlant, avec des flammes partout, des tentations dans tous les sens, la damnation... Beurk.. Beurk... Tout ces trucs dont on nous gave petit.. C'est pas bien, si t'es pas sage, tu iras en visite dans l'enfer... Vous situez le truc là ?!

Alors voilà, j'ai un super rencard... Genre on ne l'a qu'une fois (enfin non, là ça doit faire trois ou quatre fois). Oui, le style grand brun, de quoi vous filer un tortis-coli vite fait en trois secondes vingt. Qui vous donne des frissons dans tous les sens, qui vous jette un regard de velours à la limite de vous faire ronronner...

Et le monsieur, je compte bien l'épater. S'il ne connait pas la sort-céleri... Je vais lui en remontrer du pays...Ce soir, je lui joue le grand jeu... A moi les dentelles, les froufrous, le long moulant, le près du corps qui vous épouse comme une seconde peau. Le truc à lui couper le souffle mais puissance dix. J'ai quelques avantages autant les mettre en avant ! Aussi sec dans ma petite tête de piaf, se mettent à défiler les tenues les plus invraisemblables qui feraient hurler à la mort une meute de loup...
Panoplie de voiles telles une Shérazade avec une épaule fleurant bon la vanille, me voici lascive sur des coussins de velours à laisser flotter une main nonchalante dans un bassin remplis de pétales de roses et de nénuphars... Mais au moment de me lever pour entamer une danse du ventre ; je ne trouve rien de mieux que de m'empêtrer dans ces fichus voiles de merde, de glisser et me vautrer allègrement dans le fameux bassin aux nénuphars qui bien sûr m'ornent la tignasse d'une belle parure dégoulinante (comme le mascara non waterploufeuh). Bon cette tenue là, je l'oublie !!
je retourne devant mon armoire...Qui s'ouvre dans un grincement effroyable, faudra que je pense à lui mettre une goutiche d'huile à celle là ! L'enfer se déchaîne sous mes yeux, fatras de tenues en tous sens, débordements de rubans, de dentelles...
Le cintre que j'arrive a extirper de là-dedans est une robe de velours noir, bordé de dentelles, si moulante que c'est au chausse-pied qu'il faut que je l'enfile. Je n'en finis plus de me tortiller dans tous les sens pour gagner cinq centimètres par heure. La dernière fois que je l'ai portée... ou plutôt quittée. Le pirate du jour (Notre si cher Jack) s'est retrouvé catapulté à l'autre bout de la plage parce que ma belle robe un poil trop moulante l'a roulé-boulé telle un tendeur ; le pauvre un rien déconfit, la mèche en berne, s'est retrouvé le nez dans le sable, le pantalon sur les talons.

Je jette par-dessus mon épaule la vilaine robe pour me tourner vers une longue veste de pirate aux galons noirs, et boutons étincelants. S'ensuit une merveilleuse chemise blanche corsetée, agrémenter d'un jabot de dentelle et petits crochets pour la fermer. En fouinant au fond de l'armoire, je dégotte ma paire de cuissarde reluisante, bien évidement à lacets de la cheville jusqu'aux cuisses. Je suis pourtant contente de ma tenue... Hummm en y réfléchissant bien... Entre les rubans, les boutons, les crochets, la dentelle, et enfin... les lacets... On va y passer à la nuit, à déballer le cadeau !! l'angoisse que mon bel éphèbe en ait marre et me plante là... Toute en émoi, à moitié déballée...

Zou... ça refait un vol par-dessus mon épaule. Je commence à être en nage, vide sur un coup de rage les ¾ de l'armoire... Soudain, elle est là, devant moi. La merveille, des merveille, THE ROBE OFF THE RENDEZ VOUS GALANT NUMBER UNO !
La robe vaporeuse et près du corps à la voile, celle qui suggère mais ne dévoile pas tout à la fois. Celle aussi douce que de la soie (je vérifie quand même sur l'étiquette, histoire de... m'étonnerais que j'ai les moyens de m'en offrir une). C'est celle-ci qui m'habillera ce soir.
Rien qu'en l'enfilant déjà je frissonne... J'imagine déjà les mains de mon éphèbe sur ma robe (et donc moi par contact). Après avoir entortillé ma tignasse en doux chignon et glisser deux gouttes de senteur (reviens-y, sens comme ça sent bon) derrière mes oreilles. Je clipse l'avantage premier de cette robe... Une unique bretelle fermée par une libellule d'ambre.

Et le premier qui me dit... « Et si ça pète en plein restaurant »...

mardi 11 janvier 2011

Auprès de ma blonde ....

Oui !! je sais déjà, ce que vous allez me dire :
- attends ! C'est quoi cette histoire... Depuis quand t'aimes les blondes toi !!

Oui c'est vrai, je ne les aime pas particulièrement, je ne me trouve aucun atome crochu avec cette sorte de gente féminine là... Mais que voulez-vous, je vieillies, mes combats sont moins virulents ; et puis comme on dit : il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis...
Pour rappel (je tiens quand même à le préciser, suite aux protestations que j'entends déjà)... ce ne sont que certaines blondes que je n'aime pas... Les blondes stylées, fashion à mort, juchées sur 10 cm de talons, manucurer aux petits oignons, bref la blonde des magazines glacés.
Et puis voilà, qu'un beau jour... Lors de mes pérégrinations dans le monde humain, j'y ai rencontrée une jeune femme... Blonde !! Obligée de lui parler en plus... Et même de prendre un café avec elle !
Arrrrgh, enfer et damnation ; chatouillis et gratouillements se mirent à ramper sur ma peau, l'irruption cutanée n'était pas loin ! Cette blonde était l'archétype même de la blonditude... En un mot....Superbe ! Un sourire éclatant, des talons sur lesquels elle savait se tenir et marcher droit, un vernis à ongles impeccable, des fringues tendances, Bref, une véritable poupée (magnifique, je dois l'avouer).

Vous me connaissez... Comment pourrais-je rater une occasion de rentrer dans le jeu de la provocation et de vérifier le concept de la blonde !
Concurrence déloyale ou pas, histoire de voir si je peux la comprendre... (Houuuu que je suis cruelle !!)
Nous voici au bout de quelques minutes, comme deux vieilles amies en train de discuter le bout de gras devant un jus de fruits (oui, j'ai décidé d'éviter un excès de caféine).
La blonde m'avoue être accro à la mode, aux chaussures, bref ce que j'aurais tendance à suivre de loin. Moi les magasins, ça me tente que si du premier coup d'œil je trouve mon bonheur... Rien ne me saoule plus que devoir farfouiller, fouiner et surtout essayer. Bref, nous voilà partis à papoter chiffons durant un temps ; puis la conversation naturellement s'orienta vers un sujet non moins sensible et délicats...

Les z'amours ! Et là.... Surprise des surprises, MA blonde est aussi handicapée que la sorcière qui vous sert... ATTENTION.. Ce ne sont pas les hommes qui manquent à l'appel... Ce serait plutôt l'aventurière des sentiments perdus ! Boucles d'or en est au même point que moi... Recherchons Prince Charmant pour la vie !! Et pour ce que l'on sait du Prince charmant... Autant prendre l'option... Rentrer dans les ordres !

Bien évidement, les confidences se sont plus précises... Je lui raconte mes déboires avec moult détails... mon Mage, Jack, le Pirate de Légendes.... Qu'elle m'avoue avoir rencontré il y a peu de temps sur une plage abandonnée... (coquillages et crustacés... Jack au calicot envolé...)
Confidences pour confidences... Au milieu des fous-rires, des mines compréhensives, j'aperçois le départ d'une grande amitié féminine. Forcément ! L'histoire des cœurs brisés rapproche.

Et puis, elle me plait bien, cette Boucle d'or !! Elle a de la répartie, un humour décapant, et un sens de l'auto-dérision qui me comble... Que je sois damnée !! Je me suis prise d'amitié pour une humaine et blonde en plus !!
Pourvu qu'elle ne me déteigne pas dessus ! Moi Blonde ?? JAMAIS !!