mardi 28 août 2012

Et si le tome 3... prenait cette tournure là ?!!!


 
Histoire de changer d’air, et un peu de vie, j’ai viré toutes mes fioles, mis Belzébuth en gardiennage chez les Turlututu’s (à la grande joie de Philibert qui peut enfin le câliner), loué ma chaumière à une jeune sorcière qui voulait s’installer et j’ai pris la tangente façon grand large !

J’ai un peu navigué sur la nouvelle Goélette de Jack, écumant les mers et les îles à la recherche de trésors enfouis. Mais bon, le cœur n’y était plus trop. Lassée sans doute de trop d’aventures d’un coup, d’histoires sans fin… Je voulais prendre repos et m’occuper de moi. Bonne idée ! J’enfourchais donc vaillamment mon balai en plein milieu des mers du Néant, pour voguer galère vers des eaux plus calmes…

Grand mal m’en prit ! Après des derniers adieux remplis de promesses de se revoir et de repartager de grandes aventures, baluchon sur l’épaule, je m’élançais vers de nouveaux cieux. Ciel bleu, léger vent d’ouest… Bref un temps dégagé.

Quelques heures de vol en chantonnant, je ne m’aperçus que trop tard qu’un orage fort désagréable pointait le bout de son nez. Prise dans la tourmente, c’est accroché à mon balai comme une damnée, que je virevoltais sous les bourrasques. Soudain alors que nous luttions mon balai et moi contre une rafale plus virulente que les autres, le vent tomba. Totalement déstabilisé par ce calme soudain, je ne pu garder le cap et piqua du nez direct dans l’océan tourmenté. Le souffle coupé, je m’efforçais de m’accrocher à mon balai qui tentait tant bien que mal de surnager entre deux eaux. Allez donc démarrer un balai en pleine mer. Les minutes passaient longues et épuisantes, me laissant transie et courbatue. Je sentais mes forces diminuer, petit à petit je sombrais. Je lâchais prise, une dernière pensée pour les miens et me laissais couler dans le calme du grand bleu. Il faut bien le dire, mort peu commune pour une sorcière !! C’est une poigne solide et franche qui me fit reprendre semi-conscience. Deux mains venaient de m’attraper par l’épaule et le bras et me remontait dare-dare vers la surface. De retour au grand air, avalant à grandes goulées l’air frais, recrachant à plein gosier l’eau que j’avais avalée, je ne pus que me laisser faire en sentant un corps se coller au mien.

  • Tiens bon fillette, je te ramène à bord. Me dit une voix grave et profonde.

Je fus hisser sur le pont d’un bateau dans une posture un poil grotesque, n’ayant plus aucune force pour aider mon sauveteur. Une véritable poupée de chiffon. Le ploc qui résonna à mes côtés, me fit penser que mon balai venait lui aussi d’être secouru. J’en fus soulagée. Du reste, je ne me souviens plus, m’étant endormi totalement claquée par ses émotions et ce combat titanesque contre les éléments.

C’est un rayon de soleil persistant dans l’œil qui me réveilla, sa douce chaleur se diffusa sur mon visage pour venir m’éveiller comme une caresse. Je sentais dans mon corps un doux balancement accompagné de quelques grincements de bois. J’étais donc à bord d’un navire. La couchette était douillette et chaude, je m’y renfonçais deux minutes avec plaisir. C’est un grattement à la porte de la cabine qui me força à me lever. J’étais entortillée dans une longue chemise de lin. J’ouvris la porte avec précaution, découvrant enfin celui qui s’était jeté à l’eau pour me sauver. Je restais sans voix devant lui. Bon sang de bois ! Il me fit un sourire à me faire défaillir, le regard pétillant et étrange. Un œil bleu/vert et l’autre marron moucheté de vert.

  • Alors fillette ? pas trop démaquillée ?

J’hésitais un instant sur la réponse à donner. Au moins, le type avait de l’humour. Je bredouillais quelques remerciements empruntés, ne sachant vraiment sur quel pied danser.

  • ……. Corsaire du roi. Je patrouille en ces eaux pour courser les navires de marchandises remontant vers le Pays de Faërie. C’est le grain de cette nuit, qui m’a ralentit et permis de voir ton joli vol plané. Sans ça fillette, tu nourrirais les grands blancs. Ils sont friands des petites rousses. Allez va au carré, un petit dej t’attend. Regarde dans le coffre au pied de ta couchette, tu trouveras quelques vêtements. Ne va pas affoler mon équipage avec ce corps affriolant…

Sur ces quelques paroles, il tourna talons et s’en alla donner ses ordres sur le rouf. J’entendais sa voix grave résonner sur la coque du bateau. Je m’empressais de passer chemise et pantalon pour aller enfin me remplir le ventre avec d’autre chose que de l’eau salée. Après avoir avalé un café, accompagné de quelques tartines beurrées et confiturées, j’osais me hasarder sur le pont. Je ne rencontrai que quelques marins qui me saluèrent avec grand respect. Diantre, cela me changeait de l’équipage égrillard de Jack. Je découvrais avec stupéfaction la splendeur sur laquelle, je naviguais. Long, élégant, spacieux… Rien que le carré m’avait émerveillé, un vrai salon, une cabine digne de ce nom, bref, le grand luxe.

Du coin de l’œil, je vis s’agiter à la barre le fameux corsaire du roi. Un œil sur moi, il parlait avec son bosco. Il me fit signe de la tête pour que je le rejoigne. L’homme était habitué au commandement et n’entendait pas apparemment être désobéi. Allons bon, faisons profil bas ma fille, laisse ton tempérament de côté, n’oublie pas qu’il t’a sauvé ! Je le rejoignis, le remerciant encore une fois de m’avoir sorti des bras de Neptune et enfin me présenta.

  • La fillette s’appelle Maïa Luna, sorcière de son état, mais aussi matelot de par son frère et son père. Merci de m’avoir secourue …
 
Surprise !! Que dites-vous de ça ??

1 commentaire:

Anonyme a dit…

la suite, la suite, la suite !